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Detective Comics #963-968 : Un Sanctuaire Solitaire

lundi 26 novembre 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / James Tynion IV & Christopher Sebela / Carmen Carnero, Eddy Barrows & Alvaro Martinez)

Lu en VF.

Ces numéros sont parus en VF chez Urban Comics dans la revue Batman #15-16 ainsi que dans le cinquième tome librairie (à paraître le 1er février 2019).

Ils font suite à Deus Ex Machina.

A l’asile d’Arkham, Clayface rend visite à celle qu’il a rendu comme elle, Mudface, internée depuis qu’elle a participé aux crimes commis par le Syndicat des victimes. Karlo essaie de rendre le quotidien de son amie le plus agréable possible mais celle-ci lui fait rapidement comprendre qu’elle ne lui pardonnera probablement jamais, qu’il ne peut pas se racheter de ce qu’il a commis. Heureusement, le monstre peut trouver du réconfort dans les maigres paroles de Cassandra Cain.

Quant à Spoiler, elle a décidé de suivre Anarky dans les sous-sols de Monstreville. Elle y trouve une nouvelle ville fréquentée non seulement par le docteur Leslie Thompson mais aussi par son amie Harper. Un monde où tout semble trop beau pour être vrai. C’est bien pour cela que Batman apparaît et tente de faire revenir Stéphanie dans son camp. Mais la jeune femme a son propre agenda.

Mais tout cela, ce n’est que le premier numéro de cet arc qui reprend des fils rouges et les emmène un peu plus loin. Le gros de l’arc va concerner Tim Drake qui est mort aux yeux de tous les autres héros. L’ancien jeune prodige est capturé par M. Oz depuis un certain temps et cherche à se libérer, c’est lors d’une de ses tentatives qu’il va enfin pouvoir connaître l’identité de son geôlier. Et aussi l’identité de celui qui va lui permettre de s’en sortir.

Attention, ça va remuer quelque chose de bien dans l’univers DC car l’identité réelle de M. Oz (à moins d’un retournement de situation toujours possible) change pas mal de choses et dépasse clairement les titres du Bat-verse. En ce sens, Red Robin rejoint les personnages qui ont un rapport avec l’événement Rebirth et son « grand vilain ».
Il sera question des différents univers à plus d’un titre, notamment avec l’apparition d’un Tim Drake adulte venu du futur et d’un monde alternatif où un Conner (probablement Kent) existe. De quoi donner le tournis aux lecteurs fidèles sur toutes les possibilités qui pourraient se produire (d’autant qu’il sera également fait référence au Batman #666 de Grant Morrison).
A ce petit jeu du personnage venu du futur, Tynion s’en sortira bien plus qu’honnêtement. Le vieux Drake a bien des tours dans sa Bat-poche et son intelligence lui permettra d’être une menace valable face à toute la famille Wayne réunie au grand complet. Je regrette simplement qu’il n’ait pas le temps de vraiment parler à Batwoman. Cela ne permet pas au personnage de Kate d’évoluer en connaissance de cause et donc de lui permettre de changer ce qui devrait donner naissance au Batman violent que deviendra Tim Drake. C’est là qu’on comprend que soit l’équipe éditoriale n’a pas voulu y aller franco ou que le scénariste se laisse encore le choix de changer de cap. Un petit bémol à cette histoire du coup.

On retrouvera trois artistes sur cet arc et c’est Eddy Barrows, pourtant l’artiste le plus régulier de la série, qui rendra les planches les moins convaincantes. Son Tim Drake est affreux à de nombreuses reprises ce qui est franchement dommage.
Carmen Carnero, elle aussi habituée, nous offre un numéro de facture classique mais on peut tout de même saluer le travail de l’artiste qui va caser un sacré nombre de cases et permettre à l’histoire d’avancer efficacement.
C’est encore Alvaro Martinez qui me convainc et me convient le mieux. Tous les compliments que j’écrivais à son sujet sur le volume précédent sont toujours d’actualité. Une des choses que je remarque est qu’il réussit aussi ses personnages costumés que sans masque, un point que j’apprécie tout particulièrement. On pourra toujours noter une utilisation assez importante des ombres dans le dernier numéro, ce qui est juste mais aussi cohérent avec le temps et le lieu de l’action.

Encore un chouette arc pour Detective Comics qui dépasse clairement la série Batman en termes d’intérêt. Espérons que tout cela ne soit pas un pétard mouillé.

A noter que le titre original « A Lonely Place of Living » est bien entendu à « A Lonely Place of Dying », l’arc où Tim Drake prend le costume de Robin, après la mort de Jason Todd.