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Titans #12-18 : La chute de Troy

mercredi 7 novembre 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Dan Abnett / Brett Booth, Kenneth Roccafort, V. Ken Marion, Minkyu Jung)

Ces numéros sont parus en VF dans la revue kiosque Récit Complet Justice League #9 chez Urban Comics.

Le climat au sein des Titans n’est pas des plus calmes : ils ont appris que Nightwing avait passé un marché avec Deathstroke (le Contrat Lazare) et même si c’était essentiellement pour les protéger, ce secret ne passe pas. Donna Troy, de son côté, a appris qu’elle n’était pas une Amazone mais une arme sculptée dans la glaise Themyscérienne. Quant à Karen Beecher, qui a récemment pris le costume du Bourdon, elle s’est fait enlever une partie de sa personnalité par la R.U.C.H.E. et les Titans sont donc à la recherche de son engramme, ce qui pourra la rendre à nouveau entière.
Alors pourquoi donc Lilith va-t-elle rendre visite au psionique Psimon ? Peut-être parce qu’elle pense être plus forte que lui et qu’elle pense pouvoir en savoir plus. Que va-t-elle découvrir ? Qu’elle est porteuse d’un mauvais présage et qu’un membre des Titans est en réalité un traître …

Ah la bonne ambiance que voilà, le drame à l’échelle de l’équipe, le grim’n’gritty comme il y en a désormais sur tous les titres. Titans est donc pile poil dans la tranche d’histoires que les lecteurs veulent lire. Oui. Sauf que c’est Dan Abnett qui se charge de cette histoire. Et que s’il y a des drames, quelques uns seront résolus et heureusement, pas dans le sang et les tripes. Non, résolution équivaut souvent à grand moment d’intensité dans cette « chute de Troy » et bien entendu rien ne sera joué jusqu’à la conclusion du récit. Si celle-ci est très commode (le portail où renvoyer le grand méchant est ouvert sur la case qui va bien alors qu’on nous l’avait caché le reste du temps), elle conclut une histoire sur l’immortalité et le besoin de s’accrocher à des choses finalement éphémères. Cela donne une bonne parenthèse de fermeture à quelques intrigues liées aux Titans, même si à mon humble avis, on n’est pas prêt d’être débarrassé de la R.U.C.H.E. et leurs plans étranges.
Alors certes, il y a des passages convenus (comme les personnages possédés qu’on ne cherche pas à convaincre qu’ils sont bons – ouf !), il y a des méchants qui passent un peu trop rapidement au second plan (on nous dit que Mister Twister est redoutable mais il n’est pas vraiment en action dans ces numéros) et le grand méchant parle, parle, parle … mais j’avoue que j’ai apprécié la lecture de l’ensemble de l’arc. Aurait-ce été la même chose en lisant les mensuels ? Probablement pas.

On retrouve bien entendu Brett Booth à bord et les remarques sont toujours les mêmes. J’ai noté toutefois quelques gros plans très rapprochés qui sont tout simplement sublimes. Dommage que le dessinateur ne réussisse pas à maintenir cette qualité une fois qu’il s’éloigne un peu de ses personnages.
Roccafort, Marion et Jung se chargent chacun d’un numéro. J’adore les personnages du premier et s’il n’y a pas une grosse régularité dans le trait, on a l’impression que le dessinateur cherche de nouvelles choses et c’est plutôt agréable. Les planches, par contre, sont désertes une fois que les héros ne sont plus là.
V. Ken Marion est plutôt bon et possède des tics qui rendent son travail très homogène par rapport à celui de Booth. Pioche logique donc et pas trop mauvaise.
Quant à Jung, j’aime son trait plus rond, semblant venu de l’animation et qui va chercher des expressions qui me semblent moins crispées que celles de Brett Booth par exemple.

Abnett ferme quelques intrigues qui traînaient, soude son groupe probablement plus que jamais et peut donc leur permettre de continuer d’enquêter (enfin !) sur ce que Wally West leur a appris. Espérons que cela ne prendra pas trop de temps.