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Deathstroke #21-25 : Défiance

lundi 5 novembre 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Christopher Priest / Diogenes Neves & Carlo Pagulayan)

Lu en VF.

Ces numéros sont disponibles en VF dans la revue Suicide Squad #13-15 ou le quatrième tome librairie publiés chez Urban Comics.

Slade Wilson a vu Dieu. En quelque sorte. Suite à sa confrontation avec les Titans et les Teen Titans, après avoir tenté de manipuler la force véloce grâce à sa combinaison Ikon en vue de sauver son fils Grant, le mercenaire a eu une expérience mystique. Il décide donc de changer son fusil d’épaule et de devenir quelqu’un de bien.
Son ex-femme, Adeline, pense que le gouvernement américain peut profiter de ce changement et permet à Deathstroke de faire partie de Defiance, une équipe de meta-humains plus ou moins liée à l’armée américaine. L’équipe est constituée de Wally West et Power Girl (ceux de l’univers New52), de Rose et Jericho (les enfants de Slade) et seront rapidement rejoint par Terra (là encore dans sa version New52).
Mais Slade ne trouve pas de mission à la hauteur de cette équipe. Quand il apprend qu’un dictateur d’une petite île assez proche des Etats-Unis se fait remarquer, il a soudain un éclair de génie. Wilson va transformer cette nouvelle relativement commune pour l’info continue en incident diplomatique potentiel, histoire que les jeunes en prennent de la graine. En sachant que chacun a ses propres soucis (dont la plupart tourne autour de la confiance qu’ils peuvent faire à Deathstroke), autant dire qu’Adeline va avoir du mouron à se faire. A moins qu’elle souhaite que le projet coule tout seul.

Après le Contrat Lazare, Christopher Priest nous propose une toute nouvelle ère pour son personnage. En effet, même si Slade ne peut bien évidemment pas être considéré comme un super-héros, il continue de développer une morale déjà bien amorcée dans les numéros précédents. Slade ira même jusqu’à déclarer qu’il ne tuera plus (enfin, presque). Je trouve que c’est une évolution fort logique du personnage et qu’il va être tout aussi intéressant de le voir comme un faiseur de bien manipulateur que comme super-vilain mercenaire ne respectant sa parole et son contrat. Toujours autant à la recherche de rédemption auprès des jeunes qu’il veut former à la dure, il y a toujours moyens pour le scénariste de faire couler le chaud et le froid.

Aux dessins, on retrouve Carlo Pagulayan, le dessinateur régulier de la série sur un numéro uniquement. Aucune surprise, c’est du tout bon et l’artiste a dû s’amuser à retranscrire les vilains de la Société. Pour le reste, c’est Diogenes Neves qui se charge du boulot. On a pu le lire récemment sur du Justice League of America ou du Teen Titans mais il ne faut pas non plus oublier qu’il a œuvré un petit moment sur Vampirella. On pourra donc admirer les courbes de Terra dès que celle-ci est en civil. J’ai parfois un peu plus de mal avec ses visages en très gros plan, notamment celui d’Adeline, qui n’est pas des plus sympathiques. Pour le reste, la narration est claire et on suit toutes les épreuves de Deathstroke avec plaisir.

Ce nouvel arc de la série est un arc de transition. Les pistes d’intrigues qui sont lancées ne sont pas résolues tout de suite et il s’agit surtout de présenter Défiance et ses défaillances ainsi que la façon dont la Société résoudra le conflit qui oppose Deathstroke à Deadline après un combat philosophique assez étrange mais aussi très jubilatoire. A voir ce que Priest nous réserve par la suite, sachant qu’avec l’arrêt de la revue Suicide Squad, ce sera forcément en librairie.