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Justice League of America Road to Rebirth

samedi 6 octobre 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Steve Orlando & Jody Houser / Ivan Reis, Mirka Andolfo, Stephen Byrne, Andy MacDonald, and Jamal Campbell)

Cet arc contient les numéros Justice League of America : Rebirth, Justice League of America : Killer Frost Rebirth, Justice League of America : The Ray Rebirth, Justice League of America : The Atom Rebirth et Justice League of America : Vixen Rebirth.
On peut le retrouver en VF dans la revue kiosque Suicide Squad #7 publiée par Urban Comics.

Lu en VF.

A noter que la couverture du magazine est la même que celle du recueil en VO.

Ryan Choi est un étudiant qui entre à l’université d’Ivy. Selon son camarade de chambre (plus passionné par le sport), ça n’est pas l’université la plus renommée. Mais pour Ryan, la raison pour laquelle il s’est inscrit ici est en réalité la présence de Ray Palmer. Et Ryan semble bel et bien son étudiant le plus doué. Après une année de collaboration, Palmer fait avouer à son étudiant que s’il est là, c’est parce qu’il se sent petit mais qu’il sait que dans l’infiniment petit réside de grandes possibilités.
Sachant qu’il peut lui faire confiance, Palmer lui révèle qu’il est Atom, pas tout à fait un super-héros mais plus qu’un simple chercheur. Et il lui demande d’être aux commandes de son QG afin de le guider et de l’aider dans ses aventures.
Mais quand un jour, le professeur Palmer ne donne plus de nouvelles et ne se présente pas à ses cours, c’est la doyenne qui demande à Ryan de trouver son patron.
La solution est évidente : Atom est dans une situations compliquée et Ryan va devoir devenir le nouvel Atom, histoire d’aller sauver son patron.

Mari McCabe est une top-modèle à qui tout réussit. Pourtant, on ne peut pas dire que son enfance fut particulièrement heureuse puisque ses deux parents, à deux moments différents de sa vie, ont été tué pour un médaillon particulier. Si Mari a gardé le médaillon, elle ne s’en est jamais servi. Jusqu’au jour où elle se retrouve face à face avec une jeune fille lors d’un talk-show télévisé. La jeune fille annonce devant les caméras que McCabe a beau avoir financé une association pour l’aide à l’éducation des jeunes, elle ne l’a jamais vue, jamais rencontrée. Qu’elle voulait que McCabe retrouve sa mère disparue à l’aide de ses relations mondaines mais que la philanthrope n’a jamais rien fait.
Cela fait réfléchir la jeune femme qui se décide enfin à utiliser le médaillon lui donnant accès aux facultés spéciales de tous les animaux. Elle devient Vixen et jure d’aider son prochain.

Ray Terrill est un garçon qui a été enfermé pendant toute son enfance. Sa mère lui raconte que la lumière naturelle le tuerait et qu’il ne doit être exposé aux lumières artificielles (telle celle de l’écran de télé) que de manière ponctuelle. Une vie de reclus qui le transforme bientôt en légende urbaine. Mais avec l’adolescence et la rebellion, Ray comprend que la lumière ne va pas le tuer mais qu’il peut l’utiliser et que s’il absorbe trop de lumière, il doit s’en servir. Il décide donc de devenir lui aussi une espèce de héros donnant un coup de main aux gens de sa ville.

Caitlin Frost est devenue Killer Forst suite à une expérience de laboratoire qui a mal tourné. Elle peut attaquer avec des pouvoirs de glace mais doit absorber l’énergie vitale de quelqu’un d’autre pour se restaurer. Après la bagarre Justice League / Suicide Squad, Caitlin a fait preuve d’héroïsme en sauvant la Ligue. Batman y voit un geste de rédemption et demande à Amanda Waller de libérer Frost de la prison Belle-Rêve.
Evidemment, Waller ne le voit pas du tout de cet oeil et considère toujours la super-méchante pour une assassin. Elle va donc essayer de la tenter afin que Caitlin dépasse les bornes et tue encore quelqu’un ce qui l’empêcherait d’être libre.

Ces quatre personnages accompagnés de Black Canary et Lobo vont composer la Justice League of America. Une équipe composée à l’initiative de Batman qui cherche des super-héros au visage humain, des super-héros auxquels le commun des mortels pourraient s’identifier afin de faire eux aussi le bien autour d’eux.

On se demande ce qui se passe par la tête de Batman ou bien du scénariste Steve Orlando quand Batman embauche Lobo. Certes, le Czarnien n’a pas de masque (même si son visage semble outrageusement maquilleé) mais on ne peut pas dire qu’il soit forcément un bon modèle pour le péquin moyen. Avec une super-force digne de celle de Superman, il est comme le dit Batman au moyen au niveau d’un dieu. Mais bon, passons, le Mec est cool et c’est un bonheur de le revoir dans les pages d’un comic-book, on passera sur la cohérence de sa présence.

Le numéro de réunion avec Batman qui vient plus ou chercher ses coéquipiers est standard, classique et montre bien entendu que la collaboration entre personnages ne va pas être simple. A ce petit jeu, c’est Killer Frost qui s’en sort le mieux au niveau du développement des personnages. Il faut aussi dire qu’on peut voir dans la JLA une porte ouverte par Batman pour que Caitlin puisse continuer de développer ses penchants héroïques.
Illustré par Ivan Reis qui s’applique, cette partie se laisse lire.

Mais l’intérêt de ce recueil, ce sont vraiment les numéros individuels. Parfois co-signés avec Jody Houser (qui apparemment a gagné ses galons d’entrée grâce à la série Faith chez Valiant), ils se montrent dignes d’intérêt et se rapprochent du côté léger d’un comic-book d’aventures. Chaque personnage va se retrouver face à une menace plus ou moins grande et faire preuve d’héroïsme. C’est bondissant, il y a une cool attitude très sympa et des personnages qui ne se prennent pas la tête.
De plus, chaque récit (mis à part Atom dont je reparlerai) est illustré de façon somptueuse par de jeunes artistes qui se chargent quasiment du comic-book en entier, dessin, encrage et colorisation. Stephen Byrne a déjà fait ses preuves sur Green Arrow et confirme tout le bien que je pense de son travail dans le one-shot concernant The Ray ; Mirka Andolfo a un trait si précis et si charmant qu’elle ne peut que réussir. On y retrouve les talents de l’école italienne sans que l’artiste puisse être affiliée à l’école "Barberi - Sky Doll". Quant à Jamal Campbell, la colorisation lui sert parfois à camoufler le fait que ses planches sont parfois moins détaillées mais sa palette est si riche qu’elle remplit les yeux du lecteur et remplit parfaitement son rôle. Tous ses personnages sont superbes et rendus de façon très régulière même avec des cadrages et des expressions risqués.

Reste The Atom qui n’est ni très intéressant du point de vue du scénario (la recherche de Ray Palmer semble se faire dans les pages de la JLA) ni visuellement avec un Andy McDonald qui souffre de la comparaison avec ses collègues. Beaucoup de ses cases manquent de panache et semblent figées ce qui est assez dommage et se révèle évident dès qu’il n’y a pas d’action trépidante.

Cette anthologie (dont je me demande encore pourquoi elle est nommée Road to Rebirth et pas Road to JLA) est agréable pour ses récits individuels et sa qualité graphique. Ca donnerait bien envie de suivre les aventures de ces héros de seconde zone mais le public américain n’est malheureusement pas prêt pour ça.

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