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Superman Rebirth Tome 4 : Aube Noire

lundi 1er octobre 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Peter Tomasi, Patrick Gleason & Michael Moreci / Patrick Gleason, Doug Mahnke & Scott Godlewski)

Ce tome contient les numéros 20 à 26 de la série mensuelle et a été publiée en VF par Urban Comics.

Lu en VF.

Tout se passe absolument parfaitement à Hamilton pour Clark Kent. Sa femme est magnifique, son fils joue avec la voisine, la vie suit son court. Jusqu’au moment où Batman débarque à la ferme en plein milieu de la nuit accompagné de Robin. Ses analyses sont formelles : Superboy devrait être beaucoup, beaucoup plus fort. Quelque chose perturbe son développement et comme sa physiologie est parfaite, cela ne peut venir que de son environnement. Les soupçons de Batman se reportent sur la ferme de Cobb et quand il part seul analyser le lait donné par Bessie, les choses prennent une tournure très sombre.

Avec cette Aube Noire, Peter Tomasi et Patrick Gleason écrivent une belle conclusion sur les événements étranges qui ont perturbés le petit comté d’Hamilton et les soupçons que l’on pouvait avoir à l’encontre du fermier Cobb. Je trouve que toute l’histoire se tient bien et prend de larges proportions jusqu’à l’apparition d’un vilain connu de Superman dans une version apparemment remaniée. Mais avec le New52 puis Rebirth, les choses ne sont pas étonnantes. L’adversaire est un personnage puissant mais finalement pas si puissant que ça. Il faut dire que les scénaristes sont partis sur un concept de filiation et de paternité (voire de maternité – merci Loïs ! ) qui est forcément plus puissant que beaucoup de pouvoirs psy. Ca se discute forcément mais j’avoue que la sauce a bien pris et que je n’ai pas trop été sorti de l’histoire avec cet élément d’intrigue.

Sur le même style d’exercice, j’ai trouvé que Michael Moreci s’en sortait nettement moins bien. Certes, il n’a pas la place pour donner la même envergure à son récit mais j’ai trouvé l’utilisation de « Pa » Kent et le parallèle avec Clark assez maladroit. Toute une histoire pour laisser à Jonathan le droit de faire des erreurs et d’apprendre par lui-même, ça m’a paru beaucoup d’autant qu’il me semble que la question a déjà été abordée.

Visuellement, ça fait toujours plaisir aux yeux. Gleason et Mahnke réalisent toujours de très jolies planches. On sent que les choses sont un peu compliquées sur le numéro 23 pour Doug Mahnke qui réalisent des planches plus brutes de décoffrage avec un encrage beaucoup plus épais que ce qu’on connaît de lui habituellement. Dire qu’on retrouve son style du Mask serait exagéré mais on voit bien que l’artiste doit rapidement dessiner certaines planches, peut-être parce qu’il s’est trop concentré sur d’autres.
Pour le numéro 26, Scott Godlewski a dessiné des planches qui ne m’ont pas laissé indifférent. J’y retrouve le trait si particulier de Karl Kerschl sur les couvertures d’Adventures of Superman avec un héros très carré mais en même temps assez souple et cartoon. Un artiste à suivre qui a déjà œuvré dans le monde de l’indépendant (Copperhead, Codebreakers) et qui depuis quelques années bosse chez DC (on a déjà pu le voir sur Batgirl, Batwoman ou Green Lanterns) .

Ce quatrième tome est donc à la hauteur des précédents et permet à Superman d’être une lecture très agréable.