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Paper Girls #11-20

jeudi 27 septembre 2018, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Brian K. Vaughan / Cliff Chiang)

Lu en VO. La VF est disponible chez Urban Comics.
En VF comme en VO, ces numéros correspondent aux tomes 3 (#11-15) et 4 (#16-20).

Après leur virée au début du XXIème siècle, nos distributrices de journaux se retrouvent dans un monde qui ressemble fort à la Préhistoire. MacKenzie essaie de faire le point seule après avoir appris des nouvelles qui en choqueraient plus d’un. Mais cette petite escapade et cette cigarette pourrait bien mettre fin à ses jours puisque la jeune fille est mise en joue par une indigène armée d’un arc.
Elle tente sa chance quand son adversaire détourne son attention en suivant une espèce d’étoile filante mais elle se retrouve, elle et ses amies devant un fourmiller géant qui lui donne un coup et la fait plonger dans la rivière. Des ennuis encore en perspective. Pendant ce temps, l’étoile filante est en réalité un nouveau voyageur temporel qui semble s’être trompé d’époque.

Les numéros 11 à 20 composent non pas un mais deux chapitres de cette histoire. Je ne sens pas l’utilité d’écrire une chronique séparée pour chacune des deux histoires car Paper Girls est une série assez lente finalement en matière de contenu. Comme pour les deux chapitres précédents, il se passe beaucoup de choses en matière d’action. Le groupe va être fractionné, ressoudé puis à nouveau séparé, les « foldings » de l’espace-temps n’étant pas une science précise quand on les traverse sans équipement.
Le troisième chapitre diffère des précédents car on ne verra aucune des deux équipes qui se battent alors qu’elles auront un rôle primordial dans le quatrième, où on comprendra en réalité ce que chacune d’entre elles cherche. Le numéro 20 aura aussi un passage très important qui expliquera la présence des numéros précédents et qui montrera que le troisième chapitre est plus qu’un chapitre de transition. Brian K. Vaughan sait apparemment où il va, ce qui est rassurant car on peut se demander si le scénariste ne joue pas sur la longueur (ce qui lui arrivait parfois sur Y The Last Man, une série dont le format et la trame scénaristique ne sont pas si éloignées).

Lors de la chronique du second arc, je trouvais que la série avait des airs de Sliders. Hé bien, ça sera Code Quantum qui sera cité dans la série. Pas forcément comme exemple, mais la citation (parmi les nombreuses de pop-culture qui essaiment le bouquin) ne me semble pas si innocente que ça. De quoi lancer bien des débats. Si dans le fond et le but des factions combattantes, on est effectivement plus proche des ambitions de Sam Beckett, les jeunes filles voulant rentrer chez elles sont plus proches des héros à la barrière qui grince. On notera d’ailleurs un petit passage politique de la part de l’auteur dans le quatrième chapitre où un personnage regrette par exemple qu’on envoie des avions dans des tours.

Graphiquement, pas grand-chose, je suis toujours aussi fan. Chiang réalise un univers faussement préhistorique convaincant avec des créatures gigantesques rappelant forcément le cinéma d’exploitation américain des années 50. Le chapitre suivant, se déroulant lors du passage à l’an 2000, est forcément moins fantaisiste mais assez réussi, notamment dans le look de certains personnages (damned, 18 ans, déjà !).

Paper Girls demeure un récit de qualité mais qui se lit bien trop vite. En même temps, les relire au moment de la parution du prochain chapitre ne devrait pas être trop problématique. La lecture mensuelle par contre …

P.S. Par encore eu le temps de traduire ou de chercher les traductions pour les quelques passages en alphabet futuristes.

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