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Green Arrow Rebirth Tome 2 : L’île aux cicatrices

jeudi 26 juillet 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Benjamin Percy / Stephen Byrne, Juan Ferreyra & Otto Schmidt)

Cette histoire est disponible en VF en librairie, publiée par Urban Comics.
Elle reprend les numéros 6 à 11 de la série régulière et fait suite à Vie et Mort d’Oliver Queen.

Que reste-t-il d’Oliver Queen ? Pas grand chose. Une entreprise qui a coulé, son immeuble explosé ; des comptes à sec, pompés par son bras droit d’affaires qui s’est avéré appartenir à une société secrète trafiquant des humains entre autres joyeusetés. Ah, si Queen remet les pieds sur le sol américain, il est fort probable qu’il soit accusé du meurtre de sa secrétaire. Pour couronner le tout, le voilà revenu sur une île déserte avec son seul arc comme moyen de défense. Ce qui va se révéler tout de même utile quand il va affronter des ours. Heureusement, il n’est pas le seul à s’être échouer après l’explosion de l’Inferno. Avec Black Canary à ses côtés, est-ce que cette île ne serait pas leur Eden personnel ?

En finissant le tome précédent, Benjamin Percy m’avait donné un petit frisson d’effroi. Il n’allait quand même pas nous refaire le coup de Year One, après avoir détruit son personnage en bonne et due forme ?
Non et fort heureusement. Ceci étant, le scénariste ne peut pas laisser son héros échoué en mer, ni le laisser vivre une belle vie sur une île déserte en compagnie de la femme de ses rêves. Car l’île n’est finalement pas si déserte que ça, se révèle bourrée de technologies et de cultures plus ou moins licites et commodément reliée à Seattle par le biais d’un train sous-marin.
C’est un peu grâce à tous ces éléments que Percy va nous apporter un récit finalement très James Bondien avec ses méchants qui veulent tout faire sauter à défaut de tout contrôler. Les causes sont politiques bien sûr et permettent de rajouter des raisons qui changent un peu du super-héroïsme classique. J’ai aussi beaucoup aimé le traitement des autochtones de l’île qui vont démontrer à Green Arrow et ses collègues qu’ils ne font peut-être pas autant de bien qu’ils l’imaginent. De quoi remettre des héros à leur place. Ces derniers auront rapidement passé à autre chose, ce qui peut sembler étrange aux yeux du lecteur mais il faut avouer qu’un sauvetage de dizaines de personnes, ça n’attend pas.

Nous avons la même équipe artistique à bord avec un Otto Schmidt très discret (un épisode seulement), un Juan Ferreyra égal à lui-même (parfois superbe, parfois très surprenant dans le mauvais sens du terme – je pense à une grande case où Dinah est en robe de soirée et où son visage ne semble pas cadré correctement).
Et puis, il y a Stephen Byrne, le nouveau venu, qui va tout d’abord s’occuper de deux épisodes se focalisant sur cette « traîtresse » d’Emiko et son périple en Asie. Le jeune artiste a une formation d’animateur et cela se voit clairement dans ses planches. C’est fluide, rond, accrocheur, avec un découpage évident et des scènes d’action qui fonctionnent avec finalement peu de cases par pages. Les personnages ressortent toujours de leurs cases avec une technique de détourage qui m’a bien plu. J’apprécie tout particulièrement la régularité de l’artiste sur ces personnages. Bref, c’est du bon, et il est bien dommage que Byrne ne dessine pas plus de numéros sur la série (il réapparaîtra deux fois seulement).

Au final, ce deuxième tome permet à Ollie et sa bande de retourner aux Etats-Unis. Pas sûr cependant que ses ennuis soient réellement terminés, sachant que son retour se fait dans des conditions assez délicates. Nous verrons bien au prochain tome (disponible le 31 août 2018).

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