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Wonder Woman Tomes 3 et 4 : La vérité

lundi 23 juillet 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Greg Rucka / Liam Sharp, Bilquis Evely, Nicola Scott, Mirka Andolfo & Renato Guedes)

Ces deux tomes reprennent les épisodes 15 à 25 ainsi que des extraits de l’Annual #1 et du one-shot Wonder Woman 75th Anniversary Special.
Ils sont parus en librairie en VF chez Urban Comics.

Après son arrivée dans une fausse Themyscira et un nouveau contact avec l’arbre maudit, voilà que Diana tombe dans un état léthargique qui tombe assez mal. Si cet état est de courte durée, Steve Trevor se rend rapidement compte que sa bien-aimée a perdu la tête : elle le considère comme si ils venaient tout juste de se rencontrer, comme si jamais rien ne s’était passé. Wonder Woman fait une dépression sévère et régressive. De quoi permettre au colonel Maru et sa bande de mercenaires de finir le sale boulot pour lequel le Docteur Veronica Cale les a embauchées.

Greg Rucka et DC Comics, ce sont toujours des histoires brèves. Et ce run de Wonder Woman ne fait pas exception : après avoir réglé cette histoire d’identité confuse, voilà que le scénariste quitte le navire après avoir résolu quasiment toutes les intrigues en cours, même si certaines sont parfois étranges avec le recul.
Enfin, bref, cette fois-ci, Greg Rucka va nous éclairer sur beaucoup de points à travers les numéros estampillés « Autrefois ». Pourquoi Cale en veut-elle autant à Wonder Woman ? Qui sont les deux molosses qui l’accompagnent ? A qui Cheetah devrait-elle vraiment en vouloir ? Et finalement, qu’est-ce que cette histoire d’arbre mort ? Des éléments de réponse qui vont guider le lecteur vers la vérité mais pas forcément Diana qui va devoir faire avec beaucoup de mensonges de la part de pas mal de monde.
Rucka joue avec les deux fils temporels très correctement et il faudra être attentif pour bien suivre tout ce qui concerne les soldats du SEAR par exemple. Heureusement, Diana est forte et réussira à arriver à destination, à comprendre pas mal de choses même si cela déclenchera momentanément sa colère.
Le scénariste en profite pour faire revenir un personnage hautement sympathique de son run précédent, ce qui ravira à coup sûr les fans de Wonder Woman.

On retrouve l’équipe habituelle des dessinateurs associés au titre depuis le début. Nicola Scott n’est là que sur quelques pages de ce livre puisque, si je ne m’abuse, elle travaille à ce moment sur Black Magick (en compagnie de Rucka). Liam Sharp est égal à lui-même, toujours aussi bon. Ce qui est aussi le cas de Bilquis Evely qui va avoir à dessiner aussi des épisodes contemporains. L’artiste s’en tire bien entendu à merveille.
Deux artistes les rejoignent le temps d’un numéro. Tout d’abord, Renato Guedes que pas mal de nouveaux lecteurs doivent plus connaître pour son travail chez Valiant mais qui a officié pendant pas mal de temps chez DC Comics, en compagnie également de Rucka sur Adventures of Superman. Le Brésilien est un artiste accompli (il n’y a qu’à jeter un coup d’œil à sa page Instagram pour s’en convaincre). Ici, il reprend son style fin, précis et relativement épuré. C’est toujours aussi efficace et joli.
Celle que je connaissais pas, c’est Mirka Andolfo. Une artiste italienne qui a bossé aussi bien pour Marvel (Ms Marvel #12-13) que pour Vertigo ou bien DC (la série Bombshells, Harley Quinn, Green Arrow, …). Elle dessine un épisode assez sympathique à propos d’une enchère pour gagner un dîner avec Wonder Woman (auquel participera un certain Bruce Wayne). Le style est très mignon, dont la droite lignée de ce que l’on peut trouver chez Alessandro Barbucci et Barbara Canepa. Bien entendu, Andolfo va intégrer ces inspirations dans une veine plus comic-book. Ca reste très joli même si c’est plus cartoon que le reste du visuel sur le run. Cela tombe bien puisque le numéro, à l’exception de son final, est assez léger.

Greg Rucka est donc arrivé sur Wonder Woman, a raconté la première année de l’Amazone, n’a pas vraiment pris position sur les origines (alors que c’était un des soucis premiers de l’héroïne) mais a tout de même signé une belle histoire en compagnie de dessinateurs de talent.
Nous verrons bien ce que donnent les runs de Shea Fontana (une auteure plutôt jeunesse, du #26 au #30) puis de James Robinson qui sera à bord du titre jusqu’au #50, là encore avec des dessinateurs qui vont nous faire du bien à la rétine.

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