dimanche 21 octobre 2007, par
(Vertigo / David Lapham)
Ce hardcover est un récit inédit.
Mia est presque une adulte. Elle vit avec son père, sa soeur asthmatique dont elle s’occupe et sa très récente belle-mère, Suzanne. Quand celle-ci part avec son père dans une petite maison de vacances en compagnie d’amis, Mia invite sa meilleure copine ... et quelques garçons. Les ados s’emportent et commencent à jouer à des jeux dangereux. Comme de prendre le carnet téléphonique de Suzanne, de le scruter de fond en comble et de chercher à tout prix le numéro d’un mystérieux Daniel. Qui se révèle être un psychopathe.
Vertigo continue sa collection de récits non-horrifiques dirons-nous dans un format presque carré et avec un récit en noir et blanc, un peu à la manière de The Originals de Dave Gibbons.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Silverfish ne met pas en scène le côté surnaturel mais réaliste cher au label adulte de DC. Et c’est peut-être pour cela que j’ai été déçu. Pourquoi Lapham a-t-il appelé son bouquin Silverfish ? Pourquoi mettre un homme-poisson en quatrième de couverture si au final, c’est pour raconter un récit ô combien les pieds sur terre ?
Il faut aussi savoir à quoi ressemble le style graphique de Lapham, auteur de Stray Bullets. On ne peut pas dire que son style soit sexy mais au final, cela n’est pas dérangeant puisqu’on a bien l’impression de voir des héros qui nous ressemblent.
Alors oui, le récit est vraisemblable et au final, convenu mais Lapham réussit à donner à son récit un rythme endiablé. Le final est à couper le souffle et j’ai vraiment eu du mal à lâcher l’affaire avant de l’avoir mené à son terme. Cinématographique en diable, Silverfish est à la limite du storyboard. Il faut dire que Lapham a le temps et la place de développer ses scènes d’action alors pourquoi s’en tirerait-il ?
Sans préface, ni postface, Silverfish est un récit policier, sombre, dur, direct dans la poire. Sans s’attendre à une vraie surprise, Silverfish montre un vrai savoir-faire.
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