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Hal Jordan & The Green Lantern Corps #14-21 : Quest for Hope

mercredi 4 juillet 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Robert Venditti / Rafa Sandoval, Ethan Van Sciver, V.Ken Marion)

Ces numéros sont publiés en VF dans la revue kiosque Justice League Rebirth #9-13.
Cet arc paraîtra aussi en librairie le 24 août 2018, toujours chez Urban Comics.


Les forces jaunes et vertes ont dû unir leurs forces afin de se libérer de Larfleeze et de son Brainiac. De quoi donner l’idée à John Stewart et à Soranik Natu qu’il faudrait que les deux corps s’associent sur du plus long terme. Ils vont donc créer des équipes mixtes qui proposeront aux membres rebelles du corps de Sinestro soit de rejoindre l’alliance, soit de pourrir dans une techno-cage.

De son côté, Jordan repart à l’aventure, dirigé par Sayd et Ganthet les deux derniers Gardiens. Avec Kyle Rayner à ses côtés, ils sont à la recherche de faibles lueurs d’espoir. Et il leur faudra bien du courage et de la volonté pour arriver à retrouver le porteur d’anneau bleu.

Ce recueil contient en réalité deux aventures. La première, éponyme du bouquin, est bel et bien la quête pour l’espoir. Si le côté aventure fonctionne, il en découle un événement assez particulier et suffisamment puissant pour qu’il s’agisse d’une marque dans tout l’univers DC (même auprès de M. Oz, le porteur de la faux qu’on voit un peu partout). Cela permet à Venditti de réintroduire un personnage, de reconstruire des liens précédemment détruits et de faire d’une pierre deux coups : non seulement rapporter un personnage très aimé des fans mais aussi de créer un fil rouge supplémentaire qui peut très bien accoucher de quelque chose de plus gros (pensez Blackest Night ou même un Crisis).
Parallèlement à tout cela, il continue à développer le vivre ensemble entre deux équipes que tout sépare. C’est par le biais de Guy Gardner et d’un peu d’humour que le scénariste réussit à nous faire croire que l’alliance entre les jaunes et les verts est possible. Avec John et Soranik qui luttent de leur côté, ce passage de l’histoire est clairement mon préféré de cet arc et dans la lignée de ce qu’on a pu lire jusque là.

Le récit de la deuxième aventure est nettement plus classique : un grand méchant à vaincre, la source du mal dans le passé et dans l’erreur humaine. Ca n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, mais là où on pouvait craindre un retro-pédalage qui aurait remis le Sinestro Corps sur des rails connus, Venditti surprend. Toute l’histoire prend et est soudainement rompue car le vilain en poste n’est pas aussi terrible qu’il apparaît. Ceci dit, cela transforme cet arc en moment de transition et probablement déclencheur de sombres événements. De quoi faire écho à tout ce qui a été lu auparavant.

Globalement, on pourra aussi noter que John Stewart a bien du mérite : c’est lui le chef, certes, mais il est accompagné de trois autres porteurs d’anneaux humains qui sont tout sauf des soldats lui permettant d’appuyer son autorité. Du coup, aussi bien Hal, que Kyle ou Guy, chacun de ces Green Lanterns fait son rebelle avec des motivations plus ou moins personnelles mais qui montrent que les dissidences sont toujours possibles et qui montrent que les humains semblent être les créatures les plus idiotes de l’univers.

Rafa Sandoval et Ethan Van Sciver alternent les épisodes ce qui leur permet de tenir la distance. Les deux dessinateurs ont des styles bien connus et assez fins l’un et l’autre. Ainsi la lecture des épisodes ne montre pas une trop grande hétérogénéité.
J’aime beaucoup les cases de Sandoval mais j’avoue que sa mise en scène des personnages est encore trop caricaturale. A force de vouloir montrer ses personnages sous de nouveaux angles, ils prennent des postures étranges et forcées. Sans parler de certaines scènes où ils baissent le regard. Cela m’a marqué à deux reprises. Dans la première, je n’ai pas compris pourquoi leur regard était si sombre et dans la deuxième, j’ai trouvé que leur réaction était inadaptée par rapport à ce qui venait de se passer (Soranik se ruerait sur un blessé plutôt que de penser qu’il est déjà mort).
Van Sciver fait du Van Sciver à savoir des planches bourrines et soignées. Son Guy Gardner bien amoché est vraiment réussi. A noter que dans ces numéros, le sang va couler à flots et qu’ils sont donc destinés à un public averti.
Quant à V. Ken Marion, autant sa prestation sur l’arc précédent m’avait bien plu, autant je trouve qu’on voit les limites du jeune artiste dans les épisodes qui lui sont confiés. Comme beaucoup de ses confrères, Marion est tout à fait capable de dessiner des extra-terrestres mais les choses sont nettement plus complexes dès qu’il s’agit de dessiner des humains aussi bien dans leur proportions que pour leur visage. Je crois que voir les planches nues montrerait que nous avons à faire des planches de jeunesse, d’un artiste qui doit encore affirmer son trait. Le plus étrange étant que les Gardiens bénéficient d’un traitement plus réaliste que les humains. Là encore, on sent que l’encrage et la colorisation apportent un réel plus à l’ensemble. Le travail n’est pas mauvais mais dénote clairement des épisodes qui l’entourent.

Quest for Hope est un titre légèrement mensonger quand on lit la conclusion de cet arc. Venditti va-t-il sombrer dans un récit à la Johns ? Est-ce que tous les personnages sont obligés de sombrer dans la dépression pour l’intérêt de la lecture ?
Nous verrons bien ce qu’il en est dans les mois qui viennent.

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