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Superman Rebirth Tome 3 : Mes doubles et moi

samedi 19 mai 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Peter J. Tomasi & Patrick Gleason / Jorge Jimenez, Ivan Reis, Joe Prado, Ryan Sook, Ed Benes, Clay Mann, Tony S. Daniel & Sebastian Fiumara)

Cet album contient les épisodes 14 à 17 et Annual #1 de la série régulière Superman Rebirth.
Il est disponible en VF chez Urban Comics. Il faut suite au Nom du père.

Clark Kent n’a beau pas avoir la main verte, il s’inquiète. Malgré les pluies qui ont chuté aux alentours et sur la commune d’Hamilton, tout est sec autour de sa ferme. Comme le Kryptonien sent bien que tout cela n’est pas naturel, il prend un peu de hauteur. Et découvre que Swamp Thing (aka le docteur Alec Holland) est très proche de lui. L’élémentaire fait comprendre à Superman que contrairement au super-héros de ce monde, il consomme les rayons du soleil d’une façon différente et qu’il provoque donc un déséquilibre de la Nature autour de lui.

Si ce numéro annuel est placé en premier dans ce troisième tome, c’est qu’il marque bien un virage certain dans la destinée du super-héros, destinée qui se verra confirmée lors du prochain tome et de l’arc Reborn. Difficile de ne pas y voir un message adressé autant au lecteur qu’à Kent. Quand Holland lui demande de laisser le passé, d’accepter le monde présent, de devenir l’Homme de demain, il me semble
que c’est une façon pour Tomasi & Gleason (ainsi que toute l’équipe éditoriale de DC Comics) : ceci n’est ni le Superman que vous avez découvert lors du New52, ni celui avec lequel votre père a grandi. Voilà un nouveau super-héros à définir et il sera solaire. C’est assez culotté, mais en ce qui me concerne, plutôt acceptable. Peut-être parce que, jusqu’alors, la série m’a fourni ce que je cherchais dans un comic-book.
Par la suite, les co-scénaristes vont continuer d’explorer le fil rouge avec l’homme à la faux. C’est encore bien pensé, avec la gestion d’un ennemi très puissant (le pauvre Captain Carrot va encore prendre cher après ce que les Morrison lui ont déjà fait lors de Seven Soldiers et Final Ark) et une façon peut-être un peu rapide de le battre. L’occasion pour Superman de s’insérer dans le multivers et de comprendre comment tout cela tourne. Pour les lecteurs, ce sera l’occasion d’avoir une révision sur la Plaie et les 52 mondes de l’univers DC. Tant que c’est bien fait, pourquoi pas.
Pour conclure, nous aurons droit à un épisode aussi horrifique que le film que Jon regarde dans les premières pages. A la recherche de la vache Bessie et de Cobb Branden, Jon et sa voisine Kathy vont se retrouver face à un monde gigantesque plein de dangers. Là encore, il y a plein de pistes qui ne semblent pas innocentes et qui demandent à être exploitées. Ceci étant, dans une veine encore différente de ce qu’on a pu lire jusqu’alors sur le titre, voilà un one-shot qui tient toutes ses promesses.

Et graphiquement, me direz-vous ? Rien à dire concernant Jorge Jimenez qui s’occupe de l’annual et qui est un habitué de la série. Rien non plus sur Fiumara qui est pile poil dans ses cordes avec un épisode nocturnes aux planches sombres très contes de la crypte. L’ambiance est superbement posées et les personnages plus réalistes collent parfaitement. Vient ensuite l’arc central de ce livre qui sera partagé entre beaucoup de dessinateurs. Ivan Reis va se charger correctement de la première partie, même s’il est épaulé par Joe Prado qui finira les planches. Il y a certes beaucoup d’effets de colorisation mais le travail des deux artistes nous permet d’avoir de superbes planches (j’adore la dernière du numéro 14).
Si Ryan Sook est crédité, il ne dessine que quelques pages d’un univers parallèles où les super-héros tiennent à la fois de leur image classique mais aussi d’un monde post-apo où ils sont soient morts-vivants, soient outrageusement cybernétiques.
Dommage qu’on ne puisse pas plus profiter de son travail ... On repart sur quelque chose de beaucoup plus classique avec un Ed Benes pas au top de sa forme et un Tony S. Daniel qui est lui aussi relativement inégal entre des cases qui le placent comme le digne successeur d’un Jim Lee et les cases visiblement réalisées à l’arrache, loin d’un style très légèrement cartoon qu’il adopte parfois.

Comme pour les deux premiers volumes, je n’ai pas été déçu par la lecture de ce "Mes Doubles et moi", l’événement Reborn sera nettement plus clivant et je me demande ce qu’il adviendra de la série Superman mais nous aurons l’occasion d’en reparler lors du prochain article.

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