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Flash Rebirth #9-13 : Speed of Darkness

vendredi 20 avril 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Joshua Willamson / Jorge Corona, Davide Gianfelice, Neil Googe & Felipe Watanabe)

Lu en VF dans la revue kiosque Justice League #5-7 publiée par Urban Comics. Cet arc est aussi disponible en VF en librairie dans le tome 2. Il fait suite à Lightning Strikes Twice

Barry Allen et Wally West (version jeune) font maintenant équipe. Flash aide Kid Flash à maîtriser des situations critiques comme celle d’un incendie. Sauf que le jeunot n’hésite pas à faire dans le spectaculaire, quitte à ne pas s’occuper des passants. Et ça, son mentor ne va pas s’empêcher de lui faire remarquer. Seulement, Kid Flash a du mal à gérer la critique et le fait qu’il ne connaisse pas l’identité secrète de son mentor (alors que l’inverse est vrai) est un véritable blocage.
Tout cela ne va pas s’arranger quand Barry Allen va se retrouver momentanément possédé par quelque chose de sombre qui se cache au sein de la force véloce. Il va dire leurs quatre vérités aux deux Wally West qu’il a en face de lui, ce qui va brutalement choquer le jeune garçon. En effet, il apprend soudainement que son père est le Néga-Flash et qu’il a peut-être une responsabilité dans cette mauvaise incarnation. Pour un lycéen, ça a de quoi choquer. Et pour Kid Flash, la solution, c’est de prendre à parti des vilains en solo (malgré l’accord passé avec son aîné). Forcément, tout cela se passe mal surtout quand l’ennemi ressemble à une simple ombre.

Après un gros gros arc qui met en scène tout une galerie de personnages, Joshua Willamson va relâcher un peu la pression avec trois récits qui vont apporter chacun leur lot d’informations dans le grand plan du scénariste. Le premier va rassembler tous les Flash encore en piste, ce qui va remettre sur le tapis, la question du grand méchant qui a piqué 10 ans de vie à tout l’univers DC. Williamson ne se contente bien entendu pas de ça et va filer un bon coup au jeune Wally West tout en laissant en conclusion une image optimiste quant à ce qui pourrait se passer.
Il enchaîne avec le récit central qui va mettre en scène un ancien super-vilain, L’ombre, précédemment vu dans la série légendaire Starman (par James Robinson et Tony Harris, jetez un oeil dessus si vous arrivez à trouver les bouquins). Le choix de l’ennemi et sa personnalité loin d’être manichéenne sont vraiment intéressants. Cela rappellera forcément aux lecteurs que le héros Top Cowien Darkness n’est qu’une variation d’un personnage plus classique. Cette aventure va permettre à tous nos héros d’évoluer aussi bien sur le plan super-héroïque (la relation de formation / filiation va se renforcer) que sur le plan personnel. Et ceci, même si la résolution du problème me semble un peu trop facile.
Si les choses ont évolué sur un plan personnel, la dernière partie de son recueil mettra en scène Barry Allen et Iris West essayant de transformer leur relation amicale en quelque chose de plus intime. De tout le recueil, c’est peut-être le passage le plus faible, même si le combat entre Kid Flash et Goudron est plutôt sympathique.

On démarre le bouquin avec les planches de Jorge Corona qui avec un style très particulier montre bien l’inspiration de l’artiste vénézuélien à savoir Carlos Meglia (le deuxième papa de Cybersix, entre autres). Les corps et les visages vont être les plus malléables du bouquin avec un aspect cartoon / animation qui change. On continue avec le travail beaucoup plus normé de Felipe Watanabe. Moins chaotique, au trait beaucoup plus précis, Watanabe va nous proposer des planches extrêmement propres qui vont se concentrer sur les personnages. La mise en scène est suffisamment bien faite pour que la lecture ne souffre pas de l’absence de décor mais si on y revient, on s’en rend compte qu’il manque quelque chose dans pas mal de cases.
Neil Googe qui conclura le bouquin signe un numéro qui marie le style clair et les décors présents avec un style qu’on lui connaît dorénavant. Je ne suis pas fan de tous ses personnages et Barry Allen me semble bien trop rigide dans cette version rencard.
Reste Davide Gianfelice qui sera le seul dessinateur à aligner deux numéros. Avec une aventure qui se déroule dans un monde onirique, forcément, le dessinateur a la carte blanche pour utiliser le style qu’il préfère. Je trouve que l’italien a réussi, malgré là encore un décor relativement discret, à bien réaliser cette confrontation au pays des ombres. Avec un style plutôt carré et au trait épais, il réussit à donner une identité particulière à ses héros et Kid Flash qui est lui tout en rondeur tranche bien avec les adultes.

Au final, ce deuxième paquet d’épisodes confirme le côté sympathique de la série à défaut d’être un réel coup de coeur. En tout cas, au sein de la revue Justice League, la série fait partie des bons titres.