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Hal Jordan & The Green Lantern Corps #8-13 : Bottled Light

mercredi 18 avril 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Robert Vendetti / Rafael Sandoval, Ed Benes, Ethan Van Sciver & V. Ken Marion)

Lu en VF dans la revue kiosque Justice League #5-8 parue chez Urban Comics. Cet arc fait suite à Sinestro’s Law.

Hal Jordan a mis sa pilée à Sinestro mais il se pourrait bien que l’explosion qu’il ait causée en relâchant toute sa volonté l’ait bel et bien tué. Voilà sa bague à la recherche d’un nouveau porteur, seulement la bague semble avoir bien des soucis pour trouver un successeur. Se pourrait-il que le décès d’Hal Jordan soit une erreur ? Et dans ce cas, où peut-il bien être ?

Pendant ce temps-là, John Stewart doit bien admettre que le corps de Sinestro dirigée par Soranik Natu a sauvé Guy Gardner. Si Stewart est content de savoir son coéquipier sain et sauf, il est nettement plus circonspect sur l’utilité de la couleur jaune. Cependant, les deux corps vont devoir s’associer alors que Starro attaque Xudar, la planète de Tomar-Tu. Ce qu’ils ignorent, c’est que cette attaque est un leurre et qu’une menace plus grande arrive.

Robert Vendetti ne peut bien entendu pas tuer son personnage principal alors que la série porte son nom et que l’on n’est pas dans le cadre d’un crossover épique. Du coup, la "mort" de Jordan est l’occasion pour le scénariste de trouver quelques bonnes idées. Non seulement Vendetti va créer une espèce de paradis des Lantern et mais il va aussi mettre en scène le retour d’un personnage que j’aime beaucoup et qui va revenir de façon fort logique, vu le rôle avec lequel on a pu le laisser (note : la couverture casse un peu beaucoup le suspense). Pour le premier point, le paradis auquel accède Jordan est un endroit où les héros qui ont péri sur le champ de bataille peuvent enfin se reposer. Avouons que, comme paradis, ça reste très un endroit sombre et qu’il faut apprécier passer son éternité avec d’autres combattants et pas sa famille.
Mais ces moments sont des étapes de continuité et ne constituent pas le gros de l’arc : en effet, la capture des Green et Yellow Lanterns est vraiment ce qui reste le plus important. Vendetti va en tirer une belle avancée dans la lignée du premier arc et les forces vont devoir faire alliance malgré des réticences naturelles et ancestrâles, pourrais-je écrire. C’est l’occasion de créer des scènes de bagarre qui apporteront le rythme nécessaire à l’aventure. Là encore, tout l’univers des Green Lantern est en pleine cohésion et chaque couleur est remise en scène dans ce nouveau monde Rebirth. Vendetti fait preuve de cohérence, associe des éléments qui semblent aller ensemble de façon totalement naturelle et se permet quelques clins d’oeil qui peuvent être autant de pistes pour un nouvel arc (il me semble que Gardner est à deux doigts de libérer Eclipso mais je peux me tromper, la catastrophe ambulante étant de très petite taille).

Aux dessins, on ve retrouver les dessinateurs attitrés Rafa Sandoval et Ethan Van Sciver. J’aime beaucoup le travail sur les ombres que Sandoval effectue sur ses planches. J’imagine fort bien que le style peut gêner quelques lecteurs car ces effets donnent un aspect un peu sale aux planches. On n’est clairement pas en face de planches aseptisées, peut-être ce que l’on pourrait reprocher à Van Sciver. Nonobstant les affaires qui entourent le personnage de Van Sciver (des histoires d’harcèlement numérique), je trouve que le dessinateur est toujours aussi efficace notamment en ce qui concerne les monstres et les races extra-terrestres.
Ses personnages humains sont à mon humble avis bien trop musclés et bourrins pour être honnêtes. Un défaut que Sandoval tempère souvent dans ses planches. Bien sûr, ses héros ont des formes parfaites mais ils ressemblent nettement moins à des boeufs tout droit sortis d’une écurie Liefeldienne.
V. Ken Marion se chargera de l’épisode épilogue. Son style est très orienté manga à l’américaine mais cela ne se voit pas trop puisque l’épisode se concentre essentiellement sur la planète Xudar. Il sera question de réjouissance, de quelques projections dans le futur (qui seront forcément plus tragique), d’héritage et de valeurs, cet épisode renvoyant logiquement au passage avec Jordan en début d’arc. Les planches sont détaillées, les personnages un peu difficiles à reconnaître, certes, mais le tout fait plaisir à l’oeil.

Toute la franchise Green Lantern continue à se dérouler de façon fort agréable. Espérons que ça dure.