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Green Lanterns #15-21 : Polarité

jeudi 5 avril 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics - Urban Comics / Sam Humphries / Tom Derenick, Miguel Mendonça, Neil Edwards, Ronan Cliquet, Ed Benes, Robson Rocha & Eduardo Pansica)

Publié en VF kiosque dans la revue Recit Complet Justice League #6 chez Urban Comics.


Jessica Cruz est l’une des nouvelles Green Lantern et surtout l’une des seules à être encore en activité sur Terre. Elle souffre d’agoraphobie et chaque jour est un nouveau combat où elle doit se lever et affronter ses peurs quotidiennes. Son partenaire d’anneau, Simon Baz, en est bien conscient et l’invite chaque matin au diner pour prendre des pancakes. Cela fonctionne parfois et dans ce cas-là, Jessica est capable de faire des choses qui sont même impossibles pour Superman. Parfois, elle craque et même un clown peut la battre. Cela ne change pas grand chose car Batman lui-même demande un coup de main aux deux sheriffs de l’espace, vu qu’il est un peu occupé avec Bane.

Comment ça j’ai démarré le précédent article sur Green Lanterns de la même manière ? Mais pas du tout. Non, pas du tout. Bon, OK, oui, mais c’est pas ma faute. C’est Sam Humphries qui fait rien qu’à écrire la même chose pour démarrer ses introductions de numéros de transition. Du coup, je reste fidèle au travail de l’auteur. Pas question pour moi de dénaturer le contenu de la série.
Et on se dit qu’à la lecture du numéro 15, les choses vont devenir rapidement pénible si le scénariste continue à nous asséner ce que l’on a déjà bien compris depuis le début de la série. Heureusement, Humphries va rapidement embrayer et passer la seconde avec des mini-récits plutôt bien trouvés et aux finalités différentes. Tout d’abord, les Green Lanterns vont devoir faire équipe avec Batman à Gotham.
Des gens semblent touchés par la peur et Batman pense que le corps de Sinestro est derrière tout ça. Comme Jessica et Simon ne ressentent rien avec leurs anneaux, ils pensent que c’est seulement un coup de l’Epouvantail. Mais ni Batman ni le Commissaire Gordon ne l’entendent de cette oreille. L’histoire est réglée en trois numéros de façon très propre avec non seulement un Batman qui va dire des choses inhabituelles mais aussi un point d’intrigue pour Simon Baz qui pourrait être réglé (on verra comment ça se traduit par la suite).
On enchaîne ensuite avec un numéro spécial Volthoom pour ceux qui, comme moi, sont complètement ignorants de ce personnage. Le numéro est bien fichu, nous fait bien comprendre ce que le personnage cherche et pourquoi un homme comme Frank Laminski lui a tapé dans l’oeil. C’est d’une belle cohérence et ça ne peut qu’annoncer quelque chose de solide par la suite. Enfin, nos héros seront confrontés au Docteur Polarité sur trois numéros. Là encore, le méchant est attachant et son histoire va résonner avec celle de Baz. Le final est surtout là pour souffler le chaud et le froid sur le lecteur qui trépigne devant son comic-book. Est-ce une solution de facilité ou une manière de ménager l’intérêt pour certains personnages ? Bonne question. J’aurais préféré une autre fin mais j’imagine que ç’aurait été trop conclusif par rapport au thème central de la série.

Pas grand chose à dire concernant les planches. C’est du bon boulot par une équipe qui connaît déjà bien les personnages. Tout le monde produit des planches joliment construites avec leur lot de cases de travers ; Robson Rocha va se faire plaisir avec la sombritude (nécessaire) du numéro consacré à Volthoom et Ronan Cliquet va cette fois-ci aller voir du côté d’Alan Davis pour l’inspiration. Je suis vraiment curieux de voir ce qu’il va donner quand il aura pris de la bouteille. Le final est joliment blockbuster et super efficace.

Green Lanterns nous propose donc un joli troisième morceau. La suite enverra nos deux Green Lanterns dans l’espace, ce qui me fait dire que je dois me mettre à jour par rapport à Hal Jordan & The Green Lantern Corps parue dans le maagazine Justice League.