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Green Lanterns #7-14 : Le Lantern Fantôme

mardi 3 avril 2018, par Mathieu Doublet

(DC Comics - Urban Comics / Sam Humphries / Ronan Cliquet, Ed Benes, Robson Rocha & Eduardo Pansica)

Cette revue contient :
- Green Lanterns #7-14

Publié en VF kiosque dans la revue Recit Complet Justice League #4 chez Urban Comics.

Jessica Cruz est l’une des nouvelles Green Lantern et surtout l’une des seules à être encore en activité sur Terre. Elle souffre d’agoraphobie et chaque jour est un nouveau combat où elle doit se lever et affronter ses peurs quotidiennes. Son partenaire d’anneau, Simon Baz, en est bien conscient et cherche à l’aider. C’est d’ailleurs en l’invitant chez sa sœur pour Halloween qu’il pense que les choses vont mieux se passer. Des activités du quotidien, rien de tel pour tenter de reprendre une vie normale. Et tant pis si Simon stresse à cause de la visite de sa mère. Quant au Gardien qu’ils hébergent dans le grenier, il médite donc tout va bien. Enfin, jusqu’à ce que ce dernier ne s’enfuit en annonçant la venue de nouveaux adversaires : les Dominateurs.

Ce second ensemble démarre donc avec deux épisodes de transition avant d’attaquer le gros ennemi qui tache. Le premier épisode qui se concentre sur la famille de Simon est vraiment chouette et place les deux Lanterns face à leurs hésitations (plus que leurs peurs) ce qui le thème central de cette série. Le second poursuit vraiment dans la foulée avec quelques passages flash-backs qui introduisent ce fameux anneau fantôme.
J’ai trouvé pour le coup que les Dominateurs n’étaient pas si effrayants ni si puissants que ça. Une menace qui pourrait être plus problématique ? On verra bien.
Viendra donc ensuite le véritable arc du Lantern Fantôme et Sam Humphries trouve une superbe idée : un humain est si subjugué par Hal Jordan qu’il veut être le prochain Green Lantern et voit les anneaux se multiplier, choisir d’autres humains que lui jusqu’à une ultime frustration. Le personnage de Frank Laminski est vraiment bien écrit : ça n’est pas un héros et en bon gros loser, il va forcément se révéler incapable de maîtriser l’arme que l’on va lui confier. Cependant, ce qui se passe quand il enfile l’anneau montre bel et bien qu’il est un humain aux émotions changeantes, ce qui en fait un être imparfait certes mais attachant. De quoi en faire un pion idéal pour un personnage se tenant dans l’ombre. Un personnage dont je ne me souviens absolument pas qui apparemment a fait son apparition dans la version New52 du titre Green Lantern. Il me fait pour l’instant l’impression d’un méchant qui en a sous le coude et qui manipule son monde. A voir s’il sera un adversaire suffisamment coriace pour nos deux héros.

La facture graphique démarre par le premier épisode réalisé par Ronan Cliquet. Malgré son patronyme, le dessinateur est brésilien. J’ai retrouvé dans son trait un Ed Benes période Gen13 avec ce que ça peut avoir d’agréable dans les visages, dans la plasticité et le côté léger de l’ambiance. Il est même à mon humble avis plus agréable à lire que son modèle qui illustrera le numéro 8 de la série. Robson Rocha & Eduardo Pansica enchaînent les quatre parties suivantes et montrent clairement qu’ils en veulent. Les deux artistes s’en donnent à cœur joie dans le détail et la finesse des traits. Rocha est plus réaliste et a un trait plus dure que Pansica chez qui on peut voir plus de souplesse, des expressions un poil plus exagérées et donc des personnages légèrement plus cartoons. C’est bien entendu ce dernier qui remporte le plus ma sympathie même si je trouve que les planches de Robson Rocha sont de très bonne qualité.

C’est simple : j’ai été pris par la lecture de cet arc. Je trouve que Humphries développe bien son intrigue et réussit à donner un équilibre à travers ces huit numéros avec l’impression d’avoir lu un récit complet consistant sans être indigeste. Avec des artistes qui font très bien leur boulot, Green Lanterns y gagne réellement par rapport à son premier chapitre.