samedi 13 octobre 2007, par
(Marvel / Peter David / Pascal Alixe)
Ce TPB contient les cinq parties de la mini-série.
Quatre aventuriers en train d’affronter un dragon des mers dans des conditions de navigation les plus catastrophiques, c’est ce qu’un homme est en train de décrire avec pour but de boire à l’oeil tandis qu’il distrait l’assemblée. Mais ce genre d’histoires ne prend pas et voilà le narrateur obligé de défendre son point du vue d’une manière bien plus physique. Quatre aventuriers qui ressemblent plus à quatre vilains puisque voilà le Wizard, le Trapster, Sandman et Medusa en arriver aux mains. Ce récit de bord de mer et de ville magnifique et technologiquement avancée ne reçoit pas que du mépris puisque des soldats du comte Otto Von Doom viennent à la rencontre du Wizard et de sa bande.
Doom a une idée en tête et veut que cette aventure soit inscrite dans le marbre. Pour cela, un scribe est nécessaire et qui d’autre que William Shakespeare pourrait immortaliser l’avènement du comte. Ben Grimm travaillant dans la troupe de l’auteur ne réussit pas à le sauver mais avertit les Fantastick Four qu’une aventure se prépare. Au grand dam de Susan, qui aimerait assurer une grossesse tranquille.
Troisième opus pour l’univers 1602 initié par Neil Gaiman, Fantastick Four reprend donc la famille des quatre fantastiques. Adaptés au contexte historique bien sûr, mais toujours fidèles à leur archétype. Richard Reed (oui, oui, c’est bien ça) est partagé entre sa soif de connaissance et d’aventure et sa famille, Susan est toujours très posée et se révèle l’élément fédérateur, John Storm est toujours aussi impétueux et coureur de jupons (ce qui pose beaucoup de problèmes en 1602 qu’à notre époque) et Ben Grimm tente toujours de cacher ses défauts même s’il semble y être mieux arrivé.
Peter David utilise donc les personnages avec toutes les ressources à portée de main et inclut même dans son récit d’autres personnages connus des quatre fantastiques. Doom est bien entendu de la partie mais la cité magique et maritime devrait rapidement faire penser à un personnage bien particulier. L’histoire est finalement assez classique mais le contexte permet une histoire pleine de rebondissements et typiquement dans le genre "cape et épée" (et combats maritimes).
Pascal Alixe est le dessinateur (français) attitré dont ce n’est pas le premier titre dans le monde du comic-book. Il semble avoir du mal à soutenir le rythme et se voit secondé par Khoi Pam et encré par Livesay. A partir de ce moment, difficile de savoir à qui revient la faute d’un travail aussi irrégulier. Le style d’Alixe n’est évidemment pas celui d’un artiste de comic-book classique et après une petite adaptation, on y trouve un côté élégant et dynamique. Mais les cassures dans le style ou la finition (parfois très grossière) font que l’on se demande s’il n’aurait pas mieux valu attendre une production terminée avant de lancer la mini-série. Surtout en comparaison des couvertures qui sont très réussies (mais non créditée - est-ce John Watson ? - même pour celle de Leinil Yu, reconnaissable et signée).
Au final, ce troisième TPB de 1602 est agréable mais franchement pas indispensable comme ces deux prédécesseurs finalement.
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