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The Defenders (2017)

dimanche 27 août 2017, par Mathieu Doublet

Une série Netflix en huit épisodes.

Réalisée par S.J. Clarkson, Phil Abraham, Farren Blackburn, Uta Briesewitz, Félix Enríquez Alcalá, Peter Hoar, Stephen Surjik.
Créée par Douglas Petrie & Marco Ramirez.
Avec Charlie Cox, Krysten Ritter, Mike Colter, Finn Jones, ...


Matt Murdock a repris son boulot d’avocat, tentant d’éviter de porter le costume de Daredevil, même si l’envie de redevenir un justicier lui reprend chaque nuit.
Luke Cage de son côté sort enfin de prison comme un héros. Il est accueilli par Franklin Nelson qui se présente comme son avocat. Si le retour de Cage est facilité par Claire avec qui il a des retrouvailles plus chaleureuses (autour d’un café). Il va rapidement reprendre contact avec Harlem et son rôle d’ange gardien, c’est ce qui va le conduire vers une affaire de disparition de jeunes gamins du quartier dont le nouveau job semble souvent se conclure par une mort prématurée.
Jessica Jones continue de boire et d’enquêter mais quand une mère et sa fille lui demande où se trouve son mari, elle décide de ne pas suivre. Sauf qu’un coup de fil cherchant à l’intimider donne l’effet inverse et Jessica va rechercher activement cet architecte bon père de famille.
Après avoir affronté la Main, Madame Gao, Bakuto et consort, Danny Rand et Colleen Wing sont toujours à la poursuite de l’organisation secrète ce qui leur donne l’occasion de parcourir les quatre coins de la planète. Arrivant beaucoup trop tard, le dernier allié qu’ils semblent avoir leur indique que c’est bel et bien à New York qu’ils doivent redoubler d’efforts s’ils veulent venir à bout des immortels ninjas.

Quoi de mieux pour fermer une parenthèse que de réunir tous les deux héros présents dans les séries Netflix ? Si certains personnages se connaissent (Jessica & Luke, Misty ou Claire qui ont traîné avec Luke ou Danny), le liant n’est pas aisé à faire. Il faudra d’ailleurs trois épisodes sur les huit pour que tout le monde se trouve au même endroit avec un but commun. Si j’ai lu des critiques indiquant que cela ne faisait pas avancer l’intrigue, cela ne m’a pas ennuyé. J’ai trouvé les moyens employés suffisamment bien faits pour que je ne m’ennuie pas et pour que ce rassemblement ne soit pas factice, qu’il soit motivé par des raisons compréhensibles. Je ne dis pas que les créateurs ont fait un travail parfait, le personnage de Danny Rand étant particulièrement crispant et écrit comme un gamin (il y a même nombre d’un point de vue compréhension). The Defenders n’est pas une série dont les trois premiers épisodes seraient un résumé de ce qui s’est passé avant. Ni même son premier épisode, ceci dit.

Est-ce que cette série vaut le coup ? Mérite-t-elle de regarder les autres séries Marvel ? Non, je ne dirais pas ça. Si vous n’avez pas accroché aux autres productions super-héroïques Netflix, cette dernière n’y changera rien. On retrouve les mêmes décors, la même façon de filmer, les scènes d’action très réalistes à défaut d’être impressionnantes (quoique une des scènes finales en plan séquence attire l’attention, même si c’est plus pour le tour de force technique que pour l’adrénaline qu’elle apporte). Vous connaissez les acteurs et leur jeu ne vous surprendra donc pas. Cox est un peu moins pénible que d’habitude car Murdock est moins névrosé, Jones est comme je l’ai dit plus haut très crispant, Colter est toujours monolithique mais toujours aussi agréable et c’est encore Ritter qui tire son épingle du jeu avec son cynisme qui apporte la touche d’humour nécessaire pour réveiller le spectateur.

Le scénario est finalement pas mal fichu, compréhensible, permet de rassembler tous les morceaux avec des méchants qui prennent de gros risques. A ce titre, le personnage incarné par Sigourney Weaver est absolument central dans cette affaire et explique pourquoi la Main est obligée de s’exposer. Bon, on passera sur le portrait intime de la vilaine : apparemment, chez Netflix, quand on est un boss du crime, il convient d’apprécier la musique classique. Alexandra Reid (le personnage) a beau avoir plus de motifs d’aimer cela que Wilson Fisk, la ressemblance est tout de même assez frappante.
J’ai bien aimé qu’on ait enfin une vision claire de la Main et de son organisation. Il y aurait sans doute pas mal d’histoires à raconter avec ces personnages, d’autant que l’un d’entre eux m’était complètement inconnu (je ne sais pas si on en fait mention dans la série Luke Cage). J’ai par contre beaucoup moins apprécié la succession d’épilogues. Une vraie erreur de storytelling car on a l’impression que l’épisode se termine et ... non, on en remet une couche. Quand ça arrive cinq ou six fois, c’est à la limite du comique involontaire.

Avec The Defenders, Netflix et Marvel vont donc conclure ce qu’on pourrait considérer comme un bloc d’intrigues démarrant par la première série Daredevil et se déroulant jusqu’à Iron Fist. de personnages de la Main qui le considèrent comme un enfant n’ayant jamais grandi). Cela donne quelques longueurs mais qui ne sont pas très étonnante dans une franchise où l’intrigue n’est pas connue pour filer à toute vitesse. Par contre, je pense qu’il faudra bel et bien passer par les séries précédentes pour pouvoir en profiter (même si la première série concernant le diable de Hell’s Kitchen est la plus dispensable Etant donné que ce sont ces deux séries qui sont le plus liées à la Main, on comprend l’utilité de Defenders, un fin à peu près satisfaisante (même s’il y a un cliffhanger concernant Matthew Murdock).

P.S. Suite à cette série, on peut se dire qu’on aura droit aux séries suivantes : Daredevil (forcé), Jessica Jones et probablement Daughters of Dragon / Heroes for Hire. Sans compter les séries déjà annoncées comme celle du Punisher.

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