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Wolverine & The X-Men : Alpha & Omega #1-5

mardi 22 août 2017, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Brian Wood / Roland Boschi & Mark Brooks ainsi qu’une pelletée d’encreurs)

Lu en numérique.


S’il y a bien quelque chose que Quentin Quire déteste, c’est bien le fait que Wolverine l’ait confiné dans l’école Jean Grey, l’alternative étant une arrestation en bonne et due forme
par les Vengeurs. Du coup, Quite va tenter un truc. Alors qu’il voit son enseignant en train de se battre avec Armor, une autre jeune mutante, il est rappelé à l’ordre à la fois par Rachel Grey
mais aussi par Groo pour assister au Psychwar 101. Un cours pour les débutants, un cours dans lequel il aurait pu apprendre quelque chose s’il avait eu six ans. Bref, Quire est bien décidé
de montrer à tous que c’est lui le chef. Il construit donc tout un univers mental et y projette les deux combattants, une tâche réellement compliquée pour un psychique. Mais Quire ignore deux choses :
comment mettre fin à ce petit jeu qui lui coûte quand même un effort plus que conséquent et comment gérer un Wolverine en chair et en os qui n’aurait que la personnalité du Berserker à ses trousses.

Pour tout vous dire, si j’ai pris ce titre, c’est essentiellement par complétisme et parce qu’il contenait les mots "Wolverine & The X-Men", c’est à dire les même que le run de Jason Aaron, un run que
j’ai énormément apprécié. Et bon, sans dire que c’est mauvais, je ne peux pas dire que Brian Wood m’ait particulièrement enthousiasmé. D’une part, il y a la longueur de la mini-série : 5 numéros, c’est beaucoup
mais c’est la norme. Il est fort probable que dans des temps anciens, cette histoire serait tenue sur un bon prestige format de 64 pages. Mais bon, la durée fait aussi que le passage de Wolverine et Armor dans le
Construct semble long et laborieux. Par contre, pendant ce temps-là, dans le monde réel, toute l’histoire de Quire est commune : non seulement le Berserker n’est pas un danger (malgré le fait que tous les élèves
soient confinés) et je trouve que pour un être qui se fie essentiellement à ses sens et donc non à son esprit, il est trop facilement manipulé par Quire. Le Berserker est aussi bien diplomate avec Rachel et trouve
le moyen de lui répondre alors qu’on le considère comme une bête destructrice qui ne peut être raisonnée. Ne parlons pas des efforts loupés de Quire pour impressionner les filles. Si le premier effort montre bien
ce qu’il essaie de faire, le second est franchement lourd. Rachel Grey joue quant à elle le rôle de figurante alors qu’elle aurait très bien pu se retrouver face à face avec le Berserker, ce qui aurait été probablement
plus intéressant.

Et aux dessins, ça n’est pas très folichon non plus. Je reconnais à Roland Boschi un style loin d’être commun mais pas forcément très joli. Il faudrait que je me fasse à son style et je pourrais l’apprécier sur quelque
chose de plus long ou de mieux écrit. Les personnages ont souvent un visage très allongé un peu étrange mais les expressions sont bien gérées et les détails présents. La mise en scène ne m’a pas plus surpris que ça et les effets
tiennent plus à la colorisation qu’autre chose. Du côté Construct, c’est Mark Brooks qui est à bord. Dans mon esprit, il s’agit d’un dessinateur très populaire et je me demande bien pourquoi. Certes son trait est propre mais il
n’a rien de franchement passionnant, très inspiré du dessin japonais. Wolverine est en mode muscles surgonflés, ce qui n’est pas désagréable mais rappelle aussi les exagérations de Stephen Platt. Le monde à la limite du post-apo
est par contre très bien rendu et les scènes de foule font leur effet, ça, on ne peut pas le retirer à l’artiste.

Au final, tout est bien qui finit bien. Après avoir été secoué, Quire ne semble pas en avoir beaucoup plus appris sur lui-même, bref, les jouets sont rangés bien calmement après avoir été très légèrement déplacé. C’est gentil mais ça ne
restera pas dans ma mémoire.