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Avengers & X-Men : Axis 1-9

lundi 7 août 2017, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Rick Remender / Jim Cheung, Terry Dodson, Adam Kubert & Leinil Francis Yu)

Lu en version numérique et en VO.


Charles Xavier est mort et cela a mis en branle un certain nombre d’événements dont la fuite de la bande à Cyclope. Comme Captain America veut éviter l’amalgame avec tous les mutants, il engage Havok et quelques autres disciples de Xavier pour créer les Uncanny Avengers. Une équipe qui doit affronter un Crâne Rouge à de nombreuses reprises. C’est à Genosha, lieu idéal pour placer un camp d’extermination mutant que les Avengers vont y trouver Magneto. Ce dernier, étant peu magnanime, décide de tuer le méchant nazi. Sauf que le Crâne a récupéré le cerveau de Charles Xavier et ses facultés psychiques. La mort de l’ennemi déclenche une catastrophe encore plus grande : l’avènement du Red Onslaught.

C’est avec ces quelques lignes que l’événement Axis est introduit. Le récit est découpé en trois parties : The Red Supremacy, Inversion et New World Disorder. 3 parties de 3 numéros, c’est clair, net, carré, millimétré comme du papier à musique. Et Rick Remender va y aller dans la narration de ce qui conclut son run sur Uncanny Avengers. Mais ça n’est pas que cela car en réalité, Axis ne prolonge vraiment le run que par ses 3 premiers numéros. Vient ensuite le véritable pitch de la mini-série : les gentils et les méchants changent de rôle. Oh, pas tous les gentils ni tous les méchants mais suffisamment pour pouvoir en faire une histoire. Avec de la magie, du chaos (bref, on sait que la Sorcière Rouge est une fois de plus de la partie). Une fois, l’intrigue véritablement lancée, Remender nous donne à lire et surtout à regarder en mettant en scène des scènes de combat titanesques dans la plus pure tradition du blockbuster dans tout ce qu’il peut avoir de plus exagéré (Kluh, le Hulk à l’intérieur du Hulk en étant un exemple très flagrant - robe très Fear Itself incluse). Et c’est sans parler de la présence d’Apocalypse qui n’inquiète absolument personne alors que le personnage d’Evan est craint justement parce qu’on se demande ce qui va se passer une fois à l’âge adulte.
Le souci, c’est que la sauce n’a pas vraiment pris chez moi. Si l’idée que les gentils se sentent libérés est intéressante, c’est surtout de voir les vilains jouer les héros. Ils seront confrontés à un énorme cas de conscience car s’ils remettent les choses dans l’ordre, ils savent aussi que cela les rendra à nouveau mauvais. Une belle image de sacrifice, plus héroïque que ce que les héros ne pourront jamais faire. Mis à part cela, comme dans tout événement, il semble que le plus intéressant se passe ailleurs. La rencontre entre Daredevil et Iron Man, par exemple, est trop survolée pour être utile. Elle n’affecte pas les personnages et se révèle beaucoup plus développée dans ce qui se passe dans les séries régulières. Pourquoi donc la publier dans la mini-série ? Bonne question. Finalement, à force de ne pas trop savoir ce qui peut être montré ou pas, Axis se limite à beaucoup de combats et donne un sentiment de trop peu.

Et pour ce qui est de l’œil, on peut dire qu’il est flatté parce qu’il y a du beau monde en matière de dessins. Kubert et Yu auront en charge 3 numéros, Dodson 2 et Cheung le dernier. A voir des noms pareils, on peut se dire que le résultat va faire bizarre à l’œil. J’avoue avoir lu les numéros séparément et pas forcément dans la foulée. Du coup, le changement de dessinateur n’était pas si perturbant que ça. D’autant que Kubert et Yu ont tendance à avoir un style plus dur que les autres mais qui se marient toutefois très bien. Reste donc un Terry Dodson beaucoup plus glamour en milieu de mini-série et un Jim Cheung lui aussi beaucoup plus rond mais qui s’est chargé des couvertures et qui n’est donc pas étranger à la mini-série.
Les dessinateurs font leur job très correctement mais autant dire que, vu le foisonnement de personnages dans chaque planche, les décors ne vont pas être à la fête. A ce petit jeu, c’est Adam Kubert qui donne le plus satisfaction avec des décors présents juste ce qu’il faut, voire luxueux quand on les compare avec ceux de ses camarades. Et les planches m’ont semble le plus vide chez Terry Dodson, sachant que Yu avait au moins la possibilité d’envoyer du bois dans des scènes d’action très mouvementées.

Au final, ce Axis laisse entendre que la qualité et le côté intéressant du pitch se trouve ailleurs, c’est à dire dans les séries spin-off et les séries régulières concernées par l’événement. Sachant que la toute conclusion de l’histoire est très bancale (si on suit le raisonnement de Remender, à peu près tous les vilains de la planète devraient être devenus gentils), autant dire qu’il s’agit d’une histoire mineure dans l’univers Marvel.

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