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Atomic Robo : Real Science Adventures #7-12

samedi 15 juillet 2017, par Mathieu Doublet

(Red 5 / Brian Clevinger / Erica Anderson, Caanan Grall, Derrick Fish, Joshua Ross, Jonathan Ross, Erich Owen, Scott Weneger ?, Enduro, Dave Flora, Matthew Warlick, Joseph Bellagetta, M.D. Penman & Eric Allred)

Nicola Tesla est un inventeur de génie mais il a besoin de financements pour faire aboutir ses projets. C’est le rôle que l’industriel George Westinghouse endosse. A la fois avec plaisir car il sent tout
le potentiel du scientifique mais aussi avec surprise car Tesla bosse souvent sur de projets sans forcément en parler avant. Et les voilà à une exposition mondiale se déroulant à Chicago. Tesla va montrer comment
il peut faire déplacer le courant électrique d’un point bien défini à un autre par le biais des airs et ce, sans aucun danger. Mais l’attraction est interrompue par d’étranges hommes en noir qui vont agresser les personnes
sur scène. Si tout se termine finalement assez bien, Tesla se rend rapidement compte qu’il ne s’agissait que d’une diversion afin de voler une télécommande révolutionnaire. Reste à savoir qui a fait le coup et pourquoi. tesla
va donc contacter quelques amis à lui et créer la bande des Centurions.

Pour ce deuxième volume de Real Science Adventures, Brian Clevinger va changer de formule. Aux récits indépendants mettant plus ou moins en scène Robo et son mode, le scénariste va s’intéresser à Tesla et à son équipe sur un récit
en six parties. On va donc avoir à faire avec les Centurions qui sont composés de figures ayant existé (Harry Houdini, Annie Oakley ou encore le père de H.P. Lovecraft sous les traits d’un agent secret) contre un triumvirat d’hommes d’affaire
qui sont, eux, tirés de romans pulp des années 1880-90. Il est d’ailleurs intéressant de voir comment ces héros inspirés par Edison, et non pas par Tesla, vont avoir le mauvais rôle de l’histoire. La post-face sur TPB nous apprendra que
même dans leurs aventures originelles, ces personnages n’avaient pas toujours de valeurs morales très élevées.
Ainsi donc, le triumvirat aura un plan diabolique pour engranger encore plus de pouvoir et nos Centurions vont bien entendu réussir à déjouer leurs plans. Tout cela de la plus rocambolesque des manières, avec moult explosions et autres
moments de bravoure. Si Clevinger est bien content de n’avoir à jongler qu’avec sept personnages principaux, on peut dire qu’il le fait bien et que chacun aura son petit moment de gloire même si un archiviste sera forcément moins présent pendant
les scènes les plus remuantes. Néanmoins, chacun des Centurions est indispensable à l’équipe et chacun fait son travail avec une belle maîtrise.

Dans cette deuxième partie de maxi-série, chaque numéro n’aura qu’un nombre limité de back-ups et toutes celles-ci sont republiées dans le recueil (ce qui n’était pas le cas dans le tome précédent). Il y en a avec Robo, d’autres sans mais chacune
apporte sa petite brique au TeslaWorld composé par Clevinger. Cela fait parfois un peu redite avec ce qui a été écrit précédemment (notamment l’association entre Robo et l’armée américaine) mais c’est souvent si court et si bien écrit (drôle ou passionnant) que
l’on peut passer outre cette légère répétition.

Aux dessins, on va tout d’abord retrouver Erica Henderson (Unbeatable Squirrel-Girl) aux dessins. Elle ne dessinera que la première partie mais se chargera ensuite de la mise en couleurs du reste du récit. C’est une excellente idée et il serait
intéressant de voir les planches en noir & blanc. En effet, j’ai trouvé que les styles des dessinateurs suivants étaient souvent assez proches de ce que Henderson pouvait proposer (à tel point qu’il m’a fallu vérifier qui dessinait). A la relecture,
en s’intéressant particulièrement aux dessins, on voit bien entendu les différences de style et donc les couleurs apportent une harmonie d’ensemble bien venue. On retrouvera aussi parfois une ressemblance de style avec celui du studio Gurihuru. Une fois
de plus, pas de hasard, le studio s’étant occupé de Tesla et de sa bande dans le mini-récit publié dans le premier recueil.

Au final, Real Science Adventures continue de remplir son contrat. Clevinger continue de construire son univers et le fait sérieusement.