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Récit Complet Batman #1 : Batgirl & les Birds of Prey - Qui est Oracle ?

dimanche 2 juillet 2017, par Mathieu Doublet

(DC Comics - Urban Comics pour la VF / Julie Benson & Shawna Benson / Claire Roe & Roge Antonio)

Lu en VF - Ce récit contient les épisodes #1 à 6 de la série Batgirl & the Birds of Prey ainsi que l’épisode Rebirth.


Barbara Gordon a été Batgirl jusqu’à ce que le Joker se pointe et lui colle une balle dans le ventre. Balle qui se logea dans la colonne vertébrale de la jeune fille, la rendant invalide et obligée d’utiliser un fauteuil roulant. Bien entendu, les acrobaties au dessus de Gotham étaient compromises mais cela n’a pas arrêté la jeune femme qui a utilisé ses talents technologiques afin de combattre le crime depuis ses différents ordinateurs. Elle prend donc l’identité secrète d’Oracle et aide à peu près tous les super-héros proches de Batman. Elle réussit aussi à constituer une équipe personnelle qui comprend surtout Black Canary et Huntress puis d’autres héroïnes.
Mais maintenant que Barbara a récupéré de sa blessure et qu’elle a repris le costume de Batgirl, cela fait fort longtemps qu’elle n’a plus endossé l’identité d’Oracle. Or c’est bel et bien ce pseudonyme qu’elle lit sur le portable d’un bandit qu’elle arrête. Que ce nom soit associé à des criminels est blessant et la jeune femme va en faire une affaire personnelle. Ce qu’elle va rapidement comprendre, c’est qu’elle va devoir protéger quelques bandits afin d’en savoir plus sur Oracle. Et ces bandits sont la cible d’une autre femme qui en a gros sur la patate : Huntress.
Sans le masque, Helena Bertinelli a longtemps pris le rôle de la matrone, une responsable de l’agence Spyral où Dick Grayson a bossé en tant qu’espion. Ce rôle accompli, elle cherche désormais à tuer des criminels qui ont assassiné les membres de sa famille. Des méthodes pas forcément compatibles avec celles de Black Canary & Batgirl mais il va bien falloir qu’elle y mette du sien.

Les soeurs Benson ont une carrière d’auteurs essentiellement composée pour la télévision (Les 100, Game Room) et démarrent donc leur histoire dans la bande dessinée avec une série féministe au possible, notamment grâce aux bons soins de Gail Simone qui a géré la carrière des héroïnes pendant près de 60 numéros. Les deux auteurs ont la lourde charge de reconstruire une équipe qui est identique à celle pré-New52, recentrée sur le trio Black Canary / Huntress / Oracle (ou Barbara Gordon). Elles s’en sortent assez bien en écrivant un classique confrontation / alliance face à une menace commune. Certains lecteurs pourraient peut-être leur reprocher la rapidité avec laquelle les héroïnes se rapprochent. De mon côté, je trouve ça plutôt sympathique de repartir sur des bases connues lors d’une prochaine aventure, surtout qu’Huntress n’est tout de même pas complètement blanche et que les conflits entre héroïnes risquent bien évidemment de réapparaître. La résolution de la question est satisfaisante et apporte de nombreuses pistes pour ne pas faire de B&BoP un titre trop noir. Reste un cliffhanger qui ne demande qu’à être publié en VF.

L’idée que le scénario réussit à faire passer les dessins est plutôt gage de qualité. Je ne dis pas que je n’ai pas aimé les dessins de Claire Roe, dessinatrice en titre. Elle a déjà bossé pour DC à travers l’anthologie Vertigo SFX ou bien un numéro annuel de Wonder Woman. L’écossaise a un trait réellement particulier qui sort clairement de ce qu’on peut lire actuellement en matière de super-héros ce qui est agréable. Mais je trouve que la qualité de son dessin ne se retrouve pas sur la longueur et qu’à partir d’un certain moment, les héroïnes arrêtent d’être jolies. Parti pris réaliste ou besoin d’aller plus vite et de moins soigner les expressions de visage, bonne question. Un autre nouveau dessinateur pour moi, Roge Antonio, qui n’est apparemment pas étranger aux lecteurs du Bat-Universe New52, l’épaule d’ailleurs pour quelques pages de numéros, voire même pour un numéro entier. Si le dessinateur diffère tout autant dans son style (on sent l’inspiration autre que le comics américain), son style est plus clair et plus net que celui de Roe. Ca n’est pas gênant à la lecture mais cela se voit bien et Batgirl semble presque avoir perdu une dizaine d’années. Les planches ne sont pas trop mal composées mais je trouve qu’il y a une belle marge de progression par rapport à la présence de certains personnages dans le cadre quand ils sont censés y être. Il vous faudra être très bienveillant par rapport à certaines scènes où on verra apparaître rapidement un personnage qui ne devrait pas pouvoir se déplacer aussi vite en regardant les images précédentes. A mettre sur le compte de la jeunesse et du peu d’expérience des dessinateurs.

Au final, j’avoue avoir été séduit par ce titre, par cette alchimie retrouvée entre ces personnages qui me rappelle "le bon vieux temps" et j’espère qu’on aura la suite dans un futur pas trop éloigné.

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