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Récit Complet Justice League HS : DC Rebirth #1

vendredi 2 juin 2017, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns / Gary Frank, Ethan Van Sciver, Ivan Reis & Phil Jimenez)

Publié en VF dans la revue Récit Complet Justice League HS #1 ainsi que dans le recueil libraire DC Rebirth.


Wally West était enfermé dans la Force Véloce suite aux événements de Flashpoint et divers événements (dont la chute de Darkseid face à la Justice League) lui ont permis d’obtenir une maigre fenêtre d’intervention, une porte de sortie. Mais s’échapper de la Force Véloce n’est pas chose aisée et les tentatives de Wally sont comptées. Le bolide décide donc de se diriger vers Batman car il pense qu’il s’agit du héros qui pourra démêler toute cette histoire de temps perdu. Malheureusement, West n’a pas suffisamment de temps, il donne cependant des indices à Bruce par rapport à la lettre qu’il a reçue de son père (un des artefacts survivants à Flashpoint). Comme son existence est reliée aux sentiments qu’il éprouve, Wally va tenter de s’encrer à l’aide de différents personnages. Jusqu’à trouver le bon, bien entendu.

Et voilà, c’en est fini du New52. DC tente de faire du coude à tous les lecteurs qu’il a perdu lors de son renouveau et de recoller les morceaux d’une histoire très complexe basée sur les différentes crises qui l’ont parcouru. Et c’est le « chef » conteur de la boîte qui s’y colle : Geoff Johns. Dans ce numéro unique qui pose les bases du nouvel univers , Johns va faire en sorte non seulement de permettre à Wally West de réintégrer l’univers (et de lancer le super fil rouge e continuité) mais aussi de remettre à plat pas mal de personnages et leurs évolutions. Tout comme le New52 n’était pas un reboot mais presque, Rebirth essaie de ménager la chèvre et le chou. Du coup, des éléments de la continuité classique reviendront et d’autres seront la suite directe de ce qui s’est passé pendant l’ère New 52.

Qui dit événement, dit dessinateurs « haut du panier » qui sont encore en contrat avec la maison d’édition et qui ont tous bossé avec Johns sur des projets divers. C’est Gary Frank (avec Johns sur Batman Terre Un) qui va se charger du gros des 80 pages. On reconnaît facilement son style avec moult détails et des visages particulièrement soignés. C’est du tout bon et il sera accompagné par des dessinateurs aux styles pourtant très différents : Ethan Van Sciver (Green Lantern) qui propose de belles pages « souvenir » sans faire de gros plans et donc étant moins reconnaissable ; Ivan Reis (Blackest Night, Justice League) sur des pages rapidement identifiables et Phil Jimenez (Infinite Crisis) avec un travail que j’ai trouvé très agréable et plus moderne que dans mes souvenirs.
Autant dire, des gens qui ont du métier et qui arrivent à dessiner des moments forts qui se concentrent aussi bien sur les personnages que sur l’aspect univers dans sa plus grande dimension épique (on va voyager dans l’espace et pas qu’un peu).

Au final, que faut-il retenir de ce Rebirth :
-  L’univers DC intègre les Watchmen qui étaient jusqu’à présent hors-continuité. Ils sont fortement liés au fil rouge de continuité de l’univers. A ce propos, la revue comme le bouquin librairie proposent quelques pages éditoriales qui présentent les clins d’œil à l’œuvre d’Alan Moore. Un bonus réellement appréciable.
-  Il y a 3 Jokers. Là encore, je trouve l’idée sympathique, crédible et logique afin de faire cohabiter les différentes versions du vilain selon les époques. On aura certainement une histoire où les trois seront confrontés et où il n’en restera plus qu’un.
-  Le Superman du New52 est mort mais celui de l’univers classique n’avait pas réellement disparu. Il avait simplement fait profil bas, marié et ayant des enfants avec Loïs Lane (apparemment, le récit complet Superman : Loïs & Clark) leur est consacré.
-  La Justice Society of America pourrait revenir si le personnage de Johnny B. Quick, enfermé dans un hospice, réussit à se souvenir de choses importantes.
-  Aquaman demande la main de sa femme.
-  Ray Palmer est coincé dans le Microvers en cherchant à enquêter sur la ligne temporelle de l’univers DC. Le jeune Ryan Choi doit aller le chercher.
-  Wonder Woman a un frère jumeau.
-  Pandora, personnage issu du New 52, semble avoir été assassinée.

Editorialement parlant, on peut être surpris par les choix effectués par Urban. Dans le cas du kiosque, il s’agit d’une revue très chère par rapport au reste des autres fascicules. Le même prix pour un « demi-numéro », dirons-nous. D’un point de vue librairie, l’énorme pavé qui contient le #1 fondateur, contient aussi tous les autres numéros estampillés « Rebirth » de toutes les nouvelles séries. Or ces numéros 1 sont aussi inclus soit dans les revues, soit dans les albums cartonnés. Son acquisition est donc inutile, sauf à vouloir avoir un avant-goût des séries et se positionner sur celles qui nous intéressent. Au final, ce Rebirth est intrigant, peut laisser présager aussi bien le meilleur que le pire et se révèle donc une lecture loin d’être totalement incontournable pour les fans mais qui peut être utile pour qui voudrait se remettre en selle.

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