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Récit Complet Justice League #1 : Titans #1-6 + Rebirth

jeudi 1er juin 2017, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Dan Abnett / Brett Booth)

Paru en VF dans Recit Complet Justice League #1. Lu en VF.


Wally West est donc revenu de la Force Véloce. Enfin, revenu est un bien grand mot puisqu’il lui reste tout de même à convaincre quelqu’un que sa présence est réelle. Ce sera Barry Allen, autre Flash revenu du même endroit qui lui sauvera la mise.
Pour Wally, les choses ne vont pas être simples car si son mentor a validé son existence, il reste toujours un parfait inconnu aussi bien pour celle qui était son épouse dans une autre réalité, ainsi que pour ses coéquipiers, les Titans. Le premier vers qui Wally va se diriger n’est autre que le leader de l’équipe, Dick Grayson, qui a repris le costume de Nightwing. Mais son arrivée déclenche bien entendu une que l’équipe entière ne tarde pas à rejoindre. C’est à cette occasion que le « deuxième » Flash comprend qu’un contact physique vaut bien toutes les histoires du monde et qu’il faut se laisser battre pour que ses camarades d’aventure se souviennent de lui.
Il leur reste cependant un grand mystère : qui a pu donc ôter 10 ans d’existence à tout un univers ? C’est ce que les Titans vont tenter de résoudre comme mystère. Et ils vont y arriver … partiellement.

Eh oui, DC ne va pas lâcher une grosse info comme celle-ci dans une série « B » de l’univers. Ceci étant, en mettant Wally en scène et l’équipe des Titans, peut-être que DC veut redonner un coup de projecteur sur cette franchise et lui donner de l’importance. Ceci étant, la fin de cet arc n’oubliera pas de nous rappeler l’idée centrale de Rebirth.
Je vous avouerai que je n’étais pas particulièrement enthousiaste à l’idée de commencer l’univers Rebirth par les Titans (même si j’ai lu les numéros spéciaux de chaque série dans l’annuaire vendu en librairie). Cependant, la surprise fut bonne, bien meilleure que je ne l’espérais. Il faut dire qu’à bord, on a tout de même Dan Abnett (sans son coéquipier de toujours) et que le scénariste sait ficeler une intrigue standard et lui donner un certain intérêt. En quelques numéros, les relations entre personnages sont posées voire poussées et un lecteur lambda qui prendrait la série à partir de ce début aurait quasiment toutes les billes pour comprendre le magazine. Ajoutez à cela une ambiance qui réussit à ménager le drame et la comédie ainsi que de nombreuses scènes d’action avec effets pyrotechnique, secouez, et vous obtiendrez du pur comic-book de super-héros.

Aux dessins, on retrouvera Brett Booth qui était déjà aux manettes de Flash (Barry Allen) lors des derniers numéros estampillés New52. J’ai un sentiment mitigé par rapport à ce dessinateur qui a fait ses débuts au sien du studio Wildstorm et qui est pour toujours associé au personnage de Backlash. Il y a du savoir-faire et je me doute que l’artiste se donne à fond sur ses planches qui sont tout de même assez régulière au niveau de la qualité. Les scènes d’action sont lisibles et percutantes. Ceci étant, j’émets un gros doute sur l’utilité d’un découpage de cases en « lames de couteau » et surtout de leur présence quasi-systématique sur tout l’arc alors que cette forme pourrait, par exemple, être limitée à l’utilisation de la force véloce par Flash. Du coup, j’imagine que le découpage perd en intensité ou que l’artiste n’a pas encore de meilleur outil pour rendre ses planches plus intéressantes. Les dessins quant à eux sont suffisamment détaillés pour une première lecture mais ne résisteront pas à une observation poussée des cases.
Les personnages ont un traitement de faveur mais sont quasiment tous frappés du syndrome « Joker » qui donne au visage un aspect très crispé peu importe l’émotion qu’ils éprouvent. Dommage. J’ai aussi noté un bel effort pour en ce qui concerne le choix de points de vue particuliers mais d’une part, ils sont parfois gratuits et d’autre part, la réalisation technique ne rend pas les personnages sous leur meilleur jour.
Niveau look, celui d’Arsenal m’a semblé particulièrement ridicule et rétro mais j’imagine que Booth n’est pas le seul responsable dans ce choix. Donna Troy a tous les attributs de la bimbo de comics mais j’ai apprécié qu’on lui donne aussi un corps très musclé qui lui fait perdre l’aspect « top modèle retouché » que l’on rencontre souvent dans ce type de littérature. A propos de clichés, ce seront les héros qui auront droit aux tablettes de chocolat apparentes. Heureusement qu’ils ne serrent les dents qu’en cas de réels efforts.

Au final ce premier arc des Titans était une lecture fort agréable, distrayante, avec ce qu’il faut de liant par rapport à la nouvelle révolution « Rebirth ». Avec 7 numéros pour 5.90€, on a pour notre argent.