Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Image Comics > Chew > Chew #56-60 : Sour Grapes

Chew #56-60 : Sour Grapes

mercredi 17 mai 2017, par Mathieu Doublet

(Image Comics / John Layman / Rob Guillory)


Ca fait un petit moment que Tony Chu est baladé par son ancien ami devenu ennemi juré, Mason Savoy. Ce dernier lui a fait un cadeau d’adieu : il lui a légué son oreille. Mais Savoy ne va clairement pas faciliter les choses de Tony qui doit arriver par ses propres moyens aux mêmes conclusions et rien de tel pour embrouiller les pistes qu’un ingrédient fatidique : la betterave. Tony va alors devoir trouver un moyen de connaître la vérité sur l’interdiction des produits basé sur la volaille et sur les inscriptions aperçues dans le ciel.

Et tout ce que va ressentir Tony, ça n’est rien face à ce que vous, lecteur, allez subir en lisant ce dernier volume de la série. Car John Layman a encore quelques cartouches en stock. Des cartouches qui vont vous faire mariner, vous retourner comme une crêpe, passer d’un moment de grosse blagoune euphorico-gore aux scènes les plus émouvantes ou traumatisantes. Ca va aller et pas forcément en mieux avec des choix et des cas de conscience qui seront nombreux et difficiles. Et puis, au moment où tout semble réglé, il reste un numéro, le 60, l’épilogue. Là encore, on retrouvera des passages familiers et hilarants avec Olive et sa coéquipière qui n’est fonctionnelle que lorsqu’elle est sous influence de l’alcool et / ou de n’importe quelle drogue. Jusqu’à la fin de scène qui vous laissera comme un vide. Un grand vide. Parce que la série est terminée, parce qu’elle se termine d’une façon terriblement logique et en même temps, parce qu’elle se termine d’une façon très ouverte. Enfin, ouverte, non, pas vraiment. On se doute bien de ce qui va se passer. Mais ça ne sera pas raconté dans Chew. Tony Chu est un héros mais c’est avant tout un humain, un humain qui vieillit.

Et bien entendu, pour mettre tout cela en scène, nous aurons droit à un Rob Guillory toujours très en forme, peut-être en léger deçà lors des scènes hallucinogènes (on a connu plus délirant) mais qui réussit toujours à véhiculer les émotions et l’énergie qui circule entre les personnages. Tous les sentiments, des plus nobles aux plus honteux (ah ce satané cuisinier est vraiment un être plein de haine jusqu’à ses plus vieux jours), nous y aurons droit et ils iront probablement droit au cœur.

Bref, Chew se termine de façon très brutale, ce qui le titre n’est jamais cessé d’être mais encore une fois, de façon fort logique. Tout est expliqué, tout se tient, et cette série devrait vraiment devenir un classique des comics dans son genre action-comédie-gore. De mon côté, je vais attendre le troisième volume de l’édition Smorgasboard qui va reprendre toute cette fin de run dans un bouquin plus grand, avec un joli étui et éventuellement un dessin de Guillory à l’intérieur. Merci John Layman, merci Rob Guillory et à bientôt pour de nouvelles aventures (même si vous n’êtes pas forcément ensemble - Sur Twitter, Guillory semble indiquer qu’il écrit sa propre série).

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0