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Punisher #1-21 + In the Blood #1-5

dimanche 22 janvier 2017, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics - Panini / Rick Remender, Daniel Way, Marjorie Liu / Jerome Opena, Tan Eng Huat, Tony Moore, Dan Brereton, Roland Boschi, Jefte Palo, Stephen Segovia, Paco Diaz, John Lucas, Mick Bertilorenzi)

Ce run est contenu dans les magazines français Marvel Saga 4, 6, 8, 10, 11, 12.
Les magazines contiennent donc les numéros suivants :
- Punisher #1-16
- Franken-castle #17-21
- Dark Wolverine #88-89
- Deadpool Team-Up #894
- Punisher : In The Blood #1-5


Quand on s’appelle Frank Castle, on a du mal, beaucoup de mal à voir Norman Osborne prendre les rênes du pays, ne serait-ce qu’en tant que chef de la sécurité du pays. Alors, une bonne balle en pleine tête, ça pourrait remettre les choses dans les rails. Mais quand la dite-balle est stoppée nette par un Sentry désigné comme garde du corps à toute épreuve et difficile à semer. Castle ne devra son salut qu’à un énorme bluff et la présence d’Henry, un jeune hacker qui cherche à racheter les crimes de son père, Puzzle. Pour lui, le but du jeu est de descendre Osborn en visant ses activités criminelles et en les exposant au grand jour. Les médias ont beau être contrôlé par le nouveau héros des Etats-Unis, les preuves accablantes et surtout nombreuses finiront bien par faire de l’ombre à l’ancien Bouffon Vert. Mais henry est-il prêt à accepter les habitudes de Castle et ce dernier sera-t-il capable de gérer une nouvelle personne à ses côtés alors qu’en général, ces derniers connaissent un sort peu enviable.

Avec les six magazines publiés par Panini Comics, on a le droit à tout le run de Rick Remender sur Punisher avec quelques extras et un crossover. On retrouvera ce qui est maintenant une marque de fabrique pour le scénariste : les relations père / fils. C’est le cas autour d’Henry, personnage principal de ce run. Il est forcément question de sa relation avec son père naturel (oui, il ressurgira dans l’histoire) mais aussi avec Castle qui devient un père de substitution. Si l’opération semble un peu soudaine, c’est que les événements sont difficilement concevables dans leur chronologie. A priori, vu ce que se prend le Punisher et la vitesse à laquelle il guérit, on peut penser que sa croisade en compagnie d’Henry est plus longue qu’on peut le penser et finalement, que leur relation se construit sur le long terme. Remender va aussi faire en sorte qu’Henry soit le personnage dont le Punisher ne peut se passer, ce qui va bien entendu pousser le vétéran à s’éloigner le plus possible de son acolyte.
Ce qui est aussi amusant dans ce run, c’est tout le passage Franken-Castle où le Punsiher se fait découper par Daken, le Dark Wolverine à la solde d’Osborn, et remonté de toutes pièces par Michael Morbius, le chirurgien vampire. Si le Franck Castle de Remender est déjà en mode über, super indestructible, droit dans ses bottes et aussi prêt que peut l’être un Batman (la scène introductive n’aurait pas beaucoup dépareillé dans l’univers DC), c’est vraiment le délire complet dès que l’anti-héros devient une machine à tuer très peu sensible et surtout, réparable. Au final, le seul bémol est que la scène de combat entre les deux personnages n’est visible que dans le one-shot inclus dans Dark Reign Hors-Série #1. Tout le souci pour suivre une partie d’un crossover dans un monde éditorial où il n’y a que des anthologies.

Ceci étant, cette phase Franken-Castle est celle qui m’a le plus convenu parce qu’on retrouve Tony Moore (avec qui Remender avait déjà bossé puisqu’ils ont crée ensemble leur série Fear Agent). L’artiste, qui gère dorénavant beaucoup sa carrière sur les zombies, phénomène Walking Dead oblige, signe de très jolies planches et doit probablement se faire un énorme plaisir dans un monde qui mêle monstres, ninjas et super-boss bien décrépi dans un cyber-corps qui ne peut que faire référence à l’univers d’Hellboy. Les planches sont ultra détaillées comme à l’habitude de Moore et les scènes prennent toutes leur ampleur. Je ne soulignerai qu’un bémol : la colorisation des planches qui m’a semblé très pâlichonne. Peut-être que cela aurait été trop flashy qui les couleurs étaient plus appuyées.
En tout cas, on ne peut pas parler de couleurs fades avec le travail du Dan Brereton et son style uniquement composé de planches peintes. Je sais que l’artiste ne fait probablement pas l’unanimité chez les amateurs de bande dessinée, il y a un côté très excessif aussi bien dans les personnages qui ont forcément un physique exagéré et du maquillage autour des yeux (même les hommes, même le Punisher) et les couleurs qui sont vives. Mais entre les pages flash-backs et l’épisode où Castle se retrouve en Terre Sauvage, j’ai trouvé la présence de Brereton très agréable.

A côté de tout cela, j’avoue que les artistes ne m’ont fait ni chaud ni froid. Je ne pensais pas qu’Opena était arrivé à un style si brut après sa participation dans Fear Agent. Peut-être qu’il change son style pour le Punisher ? Il faudrait lire le reste de sa production pour le comprendre. Tan Eng Huat fait du coup beaucoup plus classique alors que son style est lui aussi très marquant, en tout cas beaucoup plus que les autres dessinateurs qui seront présents (même si j’ai apprécié ce qu’a dessiné Segovia).

Au final, ce run est agréable à lire. Pas sûr que je le garde longtemps dans mes souvenirs mais le passage Franken-Castle vaut franchement le coup, même si quelque part, j’en aurais aimé encore davantage. Quelques scènes seront véritablement marquantes et montrent que le Punisher et Rick Remender étaient faits pour se rencontrer. L’association éditoriale est évidente, même si on peut penser que Remender avait peut-être pensé à d’autres héros que les héros Marvel en écrivant son histoire.

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