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The Perhapanauts : Danger Down Under #1-5 & Into The Hollow Earth

mardi 13 décembre 2016, par Mathieu Doublet

Danger Down Under :
(Image Comics / Todd DeZago / Craig Rousseau, Lauren Monardo Gramprey, Matt Wieringo, Eric Henson & Matthew Dow Smith)

Into The Hollow Earth :
(Autoproduit / Todd DeZago / Craig Rousseau)


Les Perhapanauts ont beau avoir deux de leurs agents perdus on ne sait trop où, le reste de l’équipe doit continuer à bosser. Y compris s’il faut partir à la rescousse de membres d’une seconde équipe, peut-être dans des conditions plus accessibles. Mais Big, le Sasquatch de l’équipe, a une autre nouvelle à annoncer : l’arrivée d’un nouveau membre. Et si le reste de l’équipe tire une tête d’enterrement, c’est que le nouveau membre dont il s’agit n’est autre qu’une petite fille qu’ils ont affronté dans le passé. Une petite fille possédée par un démon particulièrement puissant mais qui, paraît-il, à force d’entraînement, est probablement capable de le maîtriser. Et voilà donc notre fine équipe repartie sur le chemin de l’aventure. Au moins ont-ils la chance, dans un premier temps, de ne pas avoir Choopie sur les bras, ce dernier étant aux bons soins du personnel médical et partageant une chambre avec l’un des directeurs de l’Agence.

Je suis visiblement bien à la bourre par rapport à cette série puisque, soit je ne les ai pas lus, soit je ne les ai pas chroniqués mais entre les deux mini-séries parues chez Dark Horse et cette mini-série, il y a eu au moins une bonne douzaine d’épisodes. Qu’à cela ne tienne et c’est l’un des avantages de la série, c’est qu’une fois qu’on connaît la situation initiale, on n’a pas besoin d’en savoir plus et on peut apprécier pleinement les aventures des héros qui nous sont présentées. D’ailleurs, De Zago et Rousseau l’expliquent très bien dès la première page du numéro un avec un Choopie qui en a assez de devoir se farcir des crossovers et autres séries parallèles pour pouvoir apprécier le titre qu’il achète habituellement.

Dans Danger Down Under, la nouveauté est telle qu’il y a un nombre assez important de nouveaux personnages, permettant aux nouveaux lecteurs de pouvoir s’approprier un univers. Ceci étant, les composantes de la série ne change pas particulièrement : toujours des gros gros monstres dont il va falloir s’occuper, beaucoup d’action et ce qu’il faut d’humour pour rendre le tout très agréable. A ce titre, Choopie sera presque détrôné par un furet particulièrement cynique et imbu de lui-même.
Là où Danger Down Under va réussir son coup, c’est que les numéros contiennent des histoires différentes qui vont se poursuivre (ou non) dans les numéros suivants. Si la technique est bien connue pour fournir un comic-book de longueur régulière alors que l’artiste n’est pas assez rapide en production, nos auteurs jouent avec ce concept pour offrir aux lecteurs un très joli final. Ou quand la forme va servir le fond et les codes du comic-books sont brisés pour mieux jouer avec.

Pour le reste, j’ai trouvé la lecture très fun, pas forcément méga-mémorable mais qui s’apparente très clairement aux univers d’un Hellboy (en plus léger) ou d’un Atomic Robo (la rencontre entre les deux séries serait un énorme délire). Je trouve qu’on y ressent les mêmes émotions même si Perhapanauts se situe plus clairement dans le rayon comédie fantastique.

Les dessins qui composeront cette mini-série sont très jolis et on sent que Rousseau maîtrise parfaitement ses personnages, même les nouveaux venus. Que ce soit pour les moments humoristiques ou bien les passages où l’action fuse, l’artiste réussit à donner le change et faire ressentir toute l’intensité de ces moments. Il est fort appréciable que les moments humoristiques soient variés (notamment avec les Gremlins très cartoons qui ne sont pas sans rappeler les Bamfs de Jason Aaron dans Wolverine & The X-Men, même si les Gremlins ont un rôle bien plus important dans l’histoire).

Concernant Into The Hollow Earth, il s’agit d’un projet Kickstarter qui a tout juste dépassé la somme prévue pour la réalisation du projet et seulement 360 soutiens. Ceci étant, la non-popularité du projet ne change absolument rien dans la qualité du bouquin. Par contre, il est difficile de s’y retrouver au niveau chronologie puisque rien ne pourra relier ce qui se passe à la fin de Danger Down Under et ce nouveau récit. D’autant que Into The Hollow Earth mettra nos héros en face de l’infâme docteur Salazar, aperçu lors d’un mini-récit de DDU. Mais qu’importe, la philosophie du titre n’est clairement pas de se reposer sur une continuité rigoureuse et donc on peut tout à fait apprécier l’histoire qui nous est proposée avec les premières pages qui, comme toujours, permettent d’avoir toutes les informations de base pour comprendre de quoi il retourne. A noter que les auteurs ont aussi le savoir-faire pour éviter la redite et l’ennui chez le lecteur régulier. Au programme : de l’aventure, des rêves accomplis, de l’action, un final avec Deus Ex Machina qui n’en est pas un et encore un excellent moment passés avec des héros qui vont être très tentés par ce qu’on leur propose, quitte à casser l’équipe.

Franchement, The Perhapanauts est un titre vraiment formidable qui ne déçoit jamais parce qu’il se repose sur des ingrédients certes connus mais bien mis en place. Ca n’est pas un titre génial mais c’est un titre qui se laisse lire et relire avec autant de plaisir. Dommage qu’il n’ait jamais rencontré le succès qu’il mérite. le succès qu’il mérite.

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