Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Marvel Comics > Gorilla-Man

Gorilla-Man

mercredi 3 août 2016, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Jeff Parker, Stan Lee, Larry Lieber & Jason Aaron / Giancarlo Caracuzzo, Bob Powell, Jack Kirby, Roger Cruz & Robert Sale)

Ce recueil contient :
- Gorilla-Man #1-3
- X-Men : First Class #8 ainsi que des extraits de :
- Weird Wonder Tales #7
- Tales to Astonish #28
- Tales to Astonish #30
- Avengers vs Atlas #4
- Men’s Adventures #26


Ken Hale est un Agent de l’organisation ATLAS (voir ici pour les excellents débuts de l’agence) mais pas n’importe quel agent puisqu’il est condamné à avoir l’apparence d’un gorille. Contrairement à nombre de monstres, Hale a visiblement accepté sa condition, facilitée, il est vrai par les gadgets de l’Agence qui lui permettent par exemple d’avoir un hologramme couvrant lui redonnant un aspect humain. Après avoir réussi à corrompre les acolytes de l’arachnéïde Borgia Omega, Ken Hale se rend au Congo où sa mission est d’arrêter les plans machiavéliques d’un certain Mustafa Kazun. Il pourrait s’agir d’une mission tout à fait classique pour Hale si ce n’était le fait qu’il ne peut pas avoir d’allié mis à part l’agent d’ATLAS déjà sur le terrain. En effet, les locaux semblent tous convaincus du bien-fondé de Kazun et cela rappelle quelque chose à notre héros, quelque chose d’enfoui très profondément et qu’il aimerait bien régler une bonne fois pour toutes.

Chipé en occas’ il y a de cela quelques années, je me suis enfin attaqué à ce Gorilla-Man dont le simple concept me faisait bicher. Avoir un héros simiesque est souvent la promesse d’un grand n’importe quoi et d’aventures délirantes. Le fait qu’il soit affilié à l’agence ATLAS ne pouvait que renforcer cette impression et partir sur de bonnes bases. Jeff Parker (qui était déjà responsable des divers titres estampillés ATLAS) a donc écrit une mini-série en 3 numéros et y développe une intrigue classique qui alterne la mission en cours avec le passé du héros. Une manière là encore classique et dynamique de poser les bases d’un personnage. Ceci étant, ce va et vient n’est pas complètement innocent et quand Ken choisit volontairement sa mission, c’est aussi qu’il y cherche quelque chose et qu’il ne se base pas uniquement sur le look de son adversaire. On aura donc droit à notre lot d’aventure qu’il s’agisse de la savane congolaise ou des divers endroits que Hale, homme à tout faire avec spécialité "je prends tous les risques pour accomplir ma mission", a pu rencontrer par le passé.

Giancarlo Caracuzzo se charge de la réalisation de ces 3 numéros ainsi que d’un mini-récit paru dans Avengers Vs ATLAS. J’ai déjà pu rencontrer le dessinateur en compagnie de Palmiotti & Gray sur des projets Kickstarter comme The Last Resort ou bien Random Acts of Violence. J’ai trouvé que le style de l’artiste était nettement plus propre sur la série Gorilla-Man que sur ses productions indépendantes mais cela peut aussi expliquer par l’aspect moins exploitation du récit Marvel. Je ne suis pas très fan de son style mais j’avoue qu’il remplit tout à fait le contrat qu’on lui confie et qu’au moins, il ne m’a pas fait sortir de l’histoire. Autant dire donc que la mise en page et la narration sont claires et que ses personnages, même s’ils ne sont pas forcément éblouissants, sont bien dessinés.

Trois numéros, ça ne fait pas lourd et Marvel va en profiter pour gonfler son recueil avec à peu près tout ce qui se fait sur le personnage*. C’est donc l’occasion de retrouver la première version du Gorilla-Man par Lee & Kirby dans l’anthologie Tales to Astonish, où notre personnage tient plus du scientifique maudit et l’histoire à un épisode de la Quatrième Dimension. Deux autres histoires de la même époque font leur apparition et ce qui est le plus surprenant, c’est que les scénaristes n’y sont même pas crédités (pour le coup, ça n’est pas Stan Lee). Tout représente bien la production de l’époque. Ca n’est bien entendu pas indispensable mais le format court fait qu’on se laisse happer assez facilement et qu’il est hallucinant que les scénaristes d’aujourd’hui aient besoin de 6 numéros pour ne rien raconter ...
Plus récente, l’histoire de Jason Aaron est elle aussi très anecdotique mais permet de concevoir une partie moins reluisante du personnage titre. Quant à l’épisode d’X-Men First Class, il est agréable à lire mais cela me met toujours le doute quant à la continuité des mutants. D’autant que le dessin de Roger Cruz n’est pas non plus ma tasse de thé.

Ce recueil de Gorilla-Man est donc une lecture agréable mais dispensable. Elle conviendra toutefois aux fans de l’agence ATLAS.

* En réalité, les récits de Tales to Astonish et Weird World Tales étaient déjà inclus dans les mensuels.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0