Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Oni Press > Exodus : The Life After #1-5

Exodus : The Life After #1-5

samedi 23 juillet 2016, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Joshua Hale Fialkov / Gabo)

Après ce qui s’est passé, Ernest Hemingway et la petite Esmeralda cherchent à réveiller Jude de la monotonie journalière dans laquelle
il est à nouveau coincé. Mais même en faisant sauter le bus qu’il prend tous les jours, ils ont du mal à sortir leur ami de sa programmation.
Pendant ce temps-là, l’armée des enfants menée par Esmeralda se cache sous Terre en compagnie du dieu Lapin, le dernier des Anciennes Divinités.
Pour cause, les anges mécaniques rôdent toujours à la recherche d’anomalies. Et pendant ce temps-là, Tom Foreman et sa contre-partie d’en bas prépare
leur petit coup d’état même si tout cela ne plaît pas vraiment au surveillant chef.

Si vous n’avez rien compris, je vous dirai que c’est tout à fait normal puisqu’Exodus est la suite de The Life After qui s’était achevé sur un
cliffhanger plutôt décoiffant. Fialkov reprend donc logiquement les choses dans la même lignée et va développer son intrigue en donnant un peu plus d’importance
à Hemingway qui va faire une énorme rencontre. De quoi voir s’il a réellement les épaules pour la situation. C’est cette rencontre qui sera le cœur de l’arc en
cours et qui permettra au scénariste d’expliquer notre univers d’une certaine manière. En jouant la carte des personnages récurrents et des habitudes, il peut tout
aussi bien envoyer balader son échiquier en l’air et changer les choses avec bien plus d’effets.

Aux dessins, on ne peut pas dire que grand chose ait changé. J’ai même eu l’impression que Gabo a un poil moins de temps pour réaliser ses planches. Le dessinateur
va donc pencher vers des dessins plus généraux qui restent toujours aussi efficaces mais qui sont moins jolis. Le dessinateur se révèle toujours à la hauteur pour mettre
en scène les idées très complexes visuellement, ce qui n’est pas forcément une mince affaire quand on considère les concepts abordés.

Le final quant à lui retourne encore une fois la gigantesque crêpe métaphysique que constitue The Life After avec une idée que Mark Millar n’aurait sans doute pas renié.
J’espère cependant que les prochains tomes reviendront sur les choix d’Hemingway car, en l’état, il manque un bon morceau d’intrigue qui rend un passage de l’arc quelque peu frustrant,
surtout quand on a lu le numéro 3 d’Exodus. Pour l’heure, j’ai très très envie de lire la suite ... mais elle n’est pas encore parue.