Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Marvel Comics > X-Men et affiliés > Wolverine & The X-Men #18-24

Wolverine & The X-Men #18-24

mercredi 8 juin 2016, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Jason Aaron / Nick Bradshaw, Jorge Molina, Steve Sanders & David Lopez)

Lu en numérique au format mensuel.

Ces numéros sont réunis dans le recueil Wolverine & The X-Men Vol. 5 (excepté pour le #18 qui est dans le volume 4)


C’est une nouvelle journée à l’école Jean Grey et Kitty Pryde, la proviseure de l’établissement est bien contente que Krakoa est capable de se charger lui-même comme un grand d’un super-vilain comme Swarm et ses abeilles nazis. Mais la jeune fille, à l’aube des tragédies parvenues sur Utopia suite à l’arrivée de la force Phénix, se demande si elle est encore capable de gérer une école comme celle-ci. Alors elle cherche d’abord à trouver quelques enseignants de plus. C’est complètement cohérent avec la très probable apparition massive de nouveaux mutants et autant être prêts en avance mais quand les prétendants s’appellent Blade, Hellstorm, Sasquatch & Puck, Longshot ou encore Ghost Rider, il peut y avoir comme un petit problème. Heureusement, Kitty va trouver chaussure à son pied, ce qui n’est pas véritablement le cas de Logan qui cherche l’assassin de l’un de ses élèves. Mais le Hellfire Club renouvelé sait y faire pour camoufler ses traces ...

La dernière fois, je n’avais pas chroniqué le numéro #18, probablement parce que je ne m’étais pas attaqué au crossover Avengers vs X-Men. Ceci dit, ce qui est beau avec la façon dont Aaron s’en charge, c’est qu’il trouve le moyen de gérer le crossover de façon fugace, sans oublier ce que font ses véritables héros (ceux qui ne sont pas sur le front d’Utopia ou bien qui sont trop jeunes pour partir au combat) ce qui lui permet d’avancer dans ses propres intrigues, le final étant particulièrement percutant puisque l’un des personnages va rester dans le coma un certain temps.
Pour le reste, le scénariste gère les répercussions d’AvX de façon intéressante en lançant par exemple le très particulier Angel à la recherche de nouvelles recrues. Il y aura ensuite un arc un peu plus conséquent où les enseignants mutants seront reconvertis dans le cirque et, bien sûr, sans y être consentants. Aaron réussit à tisser une histoire intéressante, cohérente, liée aux personnages que l’on connaît déjà (et pour le coup, plus en rapport avec le Hellfire Club que les mutants) tout en allant taper dans des images quelque peu ridicules qui sont autant de clins d’oeil à la période où les X-Men sont les héros du Mojoverse ou bien d’Arcade. On est peut-être moins dans un délire débridé comme ce qui a été précité mais l’ambiance de cirque monstrueux est quand même familier. Ce sont les jeunes qui auront du coup le bon rôle et les choses vont rentrer dans l’ordre même si on peut regretter qu’elles se rangent de façon "commode", sans grande intervention des élèves.

Le dessinateur le plus présent est Nick Bradshaw qui est vraiment excellent dans ses planches (et dans ses couvertures qui sont vraiment somptueuses). Il y a plein d’inventivité dans les illustrations des combats (voir Doop en pleine action dans les marges est un petit délice), les personnages sont superbement rendus et les planches débordent de détails. L’affiliation avec Art Adams est consommée et peut-être est-ce aussi pour cela que l’arc du cirque m’a rappelé le Mojoverse. On va retrouver d’autres dessinateurs pour des moments plus fugaces. Jorge Molina va se charger du numéro estampillé AvX avec beaucoup de bonheur malgré une ambiance pas réjouissante du tout. Steve Sanders va dessiner un numéro one-shot avec un trait bien plus épais que ce que ses collègues peuvent nous proposer. Il a une version très personnelle d’Henry McCoy qui m’a d’ailleurs beaucoup plu avec un museau plus fin (du coup, il ressemble beaucoup au copain de Tank Girl avec ses lunettes sur le haut du crâne). Quant à David Lopez qui termine ce paquet de numéros, il n’y a rien à dire, c’est joli, ça fait plaisir aux yeux. Je ne sais pas si c’est le travail du coloriste ou bien la collaboration avec son encreur régulier (Alvarez Lopez) mais le résultat m’a paru bien plus fin que d’habitude.

Wolverine & The X-Men est donc un titre que je suis toujours avec autant de plaisir car Aaron arrive à insuffler du fun dans un univers qui ne l’est pas beaucoup avec d’excellentes idées et de non-moins excellents personnages. Vraiment du tout bon.