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Secret Avengers #1-12

jeudi 26 mai 2016, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Ed Brubaker / Mike Deodato, David Aja, Michael Lark, Stefano Gaudiano & Will Conrad)

Lu en numérique.

Les numéros sont compilés dans deux recueils.


Steve Rogers, à présent à la tête du S.H.I.E.L.D. a besoin d’une force de frappe un peu discrète, en tout cas moins publique que les Avengers. Du coup, il crée les Secret Avengers (sic) une équipe composée de Beast (Hank Mc Coy), War Machine, Valkyrie, Moon Knight, Ant Man (Eric O’Grady) et Black Widow avec comme guest stars ponctuelles des gens comme Nova. Mais bon, niveau discrétion, on a quand même l’impression que Rigers a fait un peu de mauvais choix surtout avec la sanguine Asgardienne. En l’occurrence, quand celle-ci n’arrive pas à se retenir quand un haut placé de la Roxxon lui pose ses sales pattes dessus. Mais bon, l’objectif est rempli et l’artefact récupéré même s’il ne s’agit pas de la Couronne Serpent espérée. Cela a tout l’air d’être une espèce d’objet affilié à la couronne mais néanmoins indépendant. Et comme la Roxxon a aussi des activités sur Mars, autant dire que l’équipe va bientôt partir dans l’espace ...

Si j’ai commencé à suivre Secret Avengers, c’est surtout pour compléter ma connaissance du personnage de la Veuve Noire et essayer de comprendre ce qui lui est arrivé entre le run de Marjorie Liu et celui de Nathan Edmondson. Autant dire que les douze numéros qui composent ces deux arcs ne m’apprendront pas grand chose. Au programme, Ed Brubaker va tenter deux choses : d’une, évoquer Lovecraft sans clairement le citer mais en créant une espèce de mythe de Grands Anciens à la sauce Marvel. Puis inclure Shang-Chi dans une histoire d’ennemi commun. On me souffle dans mon oreillette que cela permettra par la suite d’inclure Zheng Zu, père de Shang Chi et imitation de Fu Manchu, dans la série Fearless Defenders (merci, Fred !).
Au final, je n’ai pas trouvé l’ensemble très folichon. Toute l’histoire avec le Shadow Council est loin d’être finie, même si les Secret Avengers mettent leur plan en échec et sauvent la planète au moins deux bonnes fois. Avec une couronne qui se volatilise et dont on ne parlera plus, ça fait déjà un manque. Ceci étant, Brubaker réussit à instiller d’une part, beaucoup d’action, et d’autre part, des concepts très sympathiques pour Steve Rogers qui endossera un rôle inattendu (un moment plutôt cool) et introduira le personnage très atypique de Max Fury (oui, oui, Max).

Ce sera d’ailleurs l’occasion de retrouver l’équipe artistique qui fait la différence, c’est à dire celle formée par David Aja, Michael Lark et Stefano Gaudiano (de manière très furtive). Le style sort vraiment du lot aussi bien dans le trait que les couleurs pour un épisode "flashback" sur la carrière de Max Fury. La tonalité est plus proche du récit d’espionnage et porte moins la carte "super-héroïque". Pour le reste, c’est Mike Deodato qui se charge de l’essentiel de ces douze numéros. Le dessinateur a une patte, ça, c’est sûr et elle est parfois sacrément séduisante. Ceci étant, je trouve qu’il a poussé les curseurs comics un peu trop loin du point de vue du physique des personnages. Les personnages masculins sont tous réellement bodybuildés et les femmes ont des corps de pornstars y compris Sharron Carter. Will Conrad reprendra le flambeau sur les derniers numéros avec de jolies planches. Que ce soit pour Deodato ou Conrad, on en aura pour son argent en terme d’action (avec des effets de puissance vraiment bien rendu) et de détails dans les planches. La mise en scène est dynamique et mettra en scène quelques créatures extraordinaires très bien rendues.

Au final, ces premiers numéros sont sympathiques mais pas franchement transcendants ni incontournables. L’équipe se cherche et même en douze numéros, elle n’a pas le temps de se construire. Ceci étant, il y a de l’amélioration, pour une équipe "black ops", le Fauve se débarrasse progressivement de son uniforme qui arbore un énorme A comme Avengers. On a connu plus discret ...