Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Marvel Comics > Black Widow > Widowmaker (2010) #1-4

Widowmaker (2010) #1-4

vendredi 20 mai 2016, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Jim McCann / David Lopez & Manuel Garcia)


Alors qu’un représentant Russe débarque sur Iturup, une île emblématique du conflit russo-japonais, il a la mauvaise surprise de voir les dignitaires pendus. Il s’agit bien entendu d’une embuscade et voilà comment l’ordre du Dark Ocean reprend ses marques. Et qui se trouve aux commandes de cet ordre ? Nul autre que Ronin, une identité déjà prise par quelques super-héros. Dont Hawkeye qui, en compagnie de Mockingbird, se retrouve devant un lit très occupé par un cadavre. Il s’agit d’un agent secret Américain qui était aussi parmi le service de sécurité d’un dignitaire japonais. Alors que quelqu’un élimine les espions les uns après les autres, autant dire qu’aucun diplomate ne souhaite que la tension entre les Japonais et les Russes ne monte. Alors que les deux sont en train de passer en revue qui peut bien être derrière tout cela, ils reçoivent un message de détresse provenant de Natasha Romanova, aka Black Widow. Direction donc, la Russie et son froid légendaire et éternel.

Jim Mc Cann avait à l’époque les commandes de la série Hawkeye & Mockingbird que je n’ai pas lue. La série ne se porte pas bien mais Marvel tente tout de même le coup du crossover en lançant Widowmaker, une mini-série en quatre numéros mettant aussi en scène la Veuve Noire. Un choix a priori logique vu qu’il s’agit d’un serial killer d’espions. Sauf que à la lecture de la série mettant en scène Romanova, la mini-série démarre de façon très bancale. En effet, on ne comprend pas ce que le couple vient faire à espionner un agent de sécurité japonais ni comment la Veuve Noire se retrouve dans d’aussi beaux draps alors que les choses étaient moins dramatiques à la fin de sa propre série. M’enfin, ça ne sera pas la première fois que des zones d’ombre existent dans les comics.
Widowmaker se lit d’ailleurs très bien si on ne cherche pas à suivre la Veuve Noire. Elle est là, tout comme l’espion Dominic Fortune, présente pour cette aventure qui emmènera nos héros aussi bien en Russie qu’au Japon afin de découvrir qui est derrière l’ordre du Dark Ocean.
Au final, la série est surtout composée de scènes d’action qui se succèdent et qui demeurent sympathiques alors que les héros suivent les pistes qu’un grand méchant veut bien leur laisser pour des raisons certes idiotes mais qui se tiennent malgré tout à partir du moment où ce grand méchant est un modèle de mégalomanie. Là où ça coince, c’est que c’est assez peu raccord avec le personnage de la Veuve Noire et c’est là qu’on voit que malgré les publications très peu nombreuses sur le personnage, ce qui a été fait avant est balayé d’une main. Chapeau au quatuor d’éditeurs responsables du titre ! Oui, quatre personnes qui n’auront pas lu ce que Devin Grayson a écrit sur Natasha Romanova. De quoi laisser quelque peu soupçonneux sur le soin apporté dès le départ à la mini-série. McCann fait ce qu’il peut et offre au moins une conclusion qui a son grand spectacle à la sauce n’importe quoi mais qui laisse sourire le lecteur. Plus c’est grand, plus c’est gros, plus ça saute, plus ça passe. Le final psychologique sera quant à lui très classique, surtout quand on a lu récemment le run de Grayson et Rucka (oui, encore eux).

Aux dessins, on retrouve à la fois David Lopez et Manuel Garcia. Je soupçonne le titre d’avoir eu une parution bi-mensuelle puisque les dessinateurs se partagent les quatre numéros, là où un seul aurait pu faire l’affaire (étant tous les deux des artistes très réguliers). C’est d’ailleurs confirmé par la page Wikipedia consacrée à la mini-série. Les deux dessinateurs n’ont pas le même style et sont accompagnés de leurs encreurs habituels sur les séries qui se croisent. Du coup, aucune volonté d’harmonie n’a été particulièrement cherchée. Le sentiment est donc mitigé : on reconnaît très nettement le style de David Lopez bien plus clair et plus classieux que celui de Garcia. Heureusement les deux dessinateurs ont du métier et fournissent très correctement ce qu’il faut pour illustrer l’action trépidante de l’aventure.

On pourra donc se référer à la page Wikipedia pour lire les informations concernant la mini-série sans investir dans la publication de celle-ci et ce, malgré les somptueuses couvertures, fournies par Jae Lee et Phil Noto.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0