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SiP Kids #1-4

mardi 5 janvier 2016, par Mathieu Doublet

(Abstract Studios / Terry Moore)


Pas de résumé ici, SiP est un comic-book qui n’a pas besoin de quelque chose de détaillé. Cette chronique va donc être probablement plus brève que les autres.

Qu’est-ce donc que SiP Kids ou bien "Strangers in Paradise" Kids ? C’est en quelque sorte comme si Terry Moore avait décidé de prendre sa série phare (commencée à être chroniquée ici) en lui donnant un traitement à la Art & Franco (Tiny Titans, Itty Bitty Hellboy, ...) mais en n’allant pas jusqu’à créer quelque chose d’hystérico-comique. Moore va plutôt tabler sur une création très Schultzienne avec des personnages qui ressemblent beaucoup plus à la bande à Snoopy aussi bien dans le traitement graphique que dans certaines scènes (David, en particulier, décolle ou tombe souvent comme un Charlie Brown).

Au programme des quatre numéros, des histoires de "saison" : un match de foot, une sortie aux sports d’hiver, un moment à l’école et chez Darcy et pour finir, une tournée d’Halloween qui conclura le premier ensemble de mini-histoires en déclarant que c’était une bonne année. La logique temporelle n’est pas forcément très claire mais ça n’est pas très grave puisque les numéros sont relativement indépendants les uns et des autres. Il n’y a que Freddie Femur qui apporte un semblant de continuité entre les numéros 2 et 3. Mis à part ça, ce sont des scènes agréables de la vie de tous les jours pour des enfants qui n’ont pas les mêmes chances (l’enfance de Katchoo étant particulièrement grise).

Moore a toujours été client des comics-strips comme on peut le voir dans "Paradise, Too !", une compilation de ses essais quand il a cherché à percer dans le milieu. Le principe d’un comic-book pour tous est donc bien naturel pour cet auteur qui a quand même tapé récemment plutôt dans la science-fiction (Echo) ou le récit d’horreur (Rachel Rising). Et SiP Kids, c’est surtout l’amitié qui lie Katchoo et Francine dès le plus jeune âge. Alors oui, niveau continuité, ça coince, ça spoile même pour ceux qui n’auraient pas lu la série principale d’abord mais la version Kids s’adresse avant tout aux fans de la série qui trouveront pas mal de clins d’oeil quant au comportement des différents personnages (j’ai beaucoup apprécié les quelques moments où les personnages en version adulte font leur apparition).

A noter aussi que si le comic-book est plus cher que d’habitude (4.99 au lieu de 3.99), c’est aussi que Moore va s’adjoindre les services de Steve Hamaker (le coloriste attitré de Bone et aussi l’auteur du bon Fish’n’Chips ou du webcomics Plox) et qu’il va choisir du papier glacé. C’est agréable d’avoir une version couleur mais je me demande si c’était bien nécessaire, le trait de Moore étant déjà excellent en lui-même.

SiP Kids est donc une bonne série légèrement humoristique sur l’amitié qui fait son travail et que les lecteurs de la série originelle apprécieront encore plus.

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