Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Dark Horse > Plants vs Zombies Vol.1 : Lawnmageddon

Plants vs Zombies Vol.1 : Lawnmageddon

mardi 29 décembre 2015, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Paul Tobin / Ron Chan)

Lu en numérique. Ce premier volume reprend les numéros 1 à 6 de la mini-série (oui, 6 numéros malgré le nombre de pages peu élevé de ce volume).


A Neighborville, les choses se passaient bien tranquillement jusqu’à ce qu’une bande de zombies vienne semer le trouble à grands renforts de "Cerveeaaauuuuxxx".
Et pour Nale Timely, il s’agit peut-être de vivre cette aventure espérée depuis longtemps, lui qui s’imagine astronaute, pirate ou encore agent secret. Il est rapidement
rejoint par une jeune inconnue, Patrice Blazing, qui se prétend inspectrice en cabane dans les arbres. Il faudra bien que la dite cabane soit prise d’assaut par une horde
de zombies pour que les deux enfants se rendent compte de la réalité. S’ils sont forcément un peu inquiets, Patrice sait où il faut aller pour trouver une solution : chez son
oncle Dave bien sûr, "Crazy Dave" faudrait-il préciser, si l’on en croit ses voisins. Un Crazy Dave qui parle avec son propre langage (composé essentiellement de grognements)
et qui a inventé toute une série de plantes diverses capables de défendre les humains en cas d’attaque.

Etrange cas que cette adaptation de jeu vidéo (en même temps, il existe aussi bien une adaptation des Angry Birds) et si ça n’était pas Paul Tobin qui s’y était collé, je crois
que je n’aurais jamais ouvert ce comic-book. Alors non que ç’aurait été une catastrophe intersidérale mais j’avoue que le résultat est à la hauteur d’un bon comic-book "all ages"
où les zombies sont plus un épouvantail quelque peu sophistiqués que des monstres mangeurs de cerveau et au développement contagieux.
Là, on est dans le cadre d’un récit que les enfants peuvent lire (tout comme ils peuvent jouer au jeu vidéo sur tablette) avec des plantes et des zombies qui sont conçus de façon
très mignonnes (oui, les zombies aussi sont tout mignons ; en tout cas, ils ont l’air tellement pas fini qu’ils sont loin d’être réellement effrayant). Et le contenu du bouquin va
à l’avenant : grands moments d’action et de courses poursuites, présentation de dangers progressifs en difficulté, ralliement des plantes et rébellion collective jusqu’à la confrontation
au super méga boss de fin de niveau qui a une machine tellement efficace qu’il va être véritablement compliqué de le battre. On va d’encouragements en déceptions afin d’être encore plus
braves jusqu’à la fin du bouquin qui en est une mais permet bien entendu une suite, au cas où le concept fonctionnerait (ce qu’il a visiblement fait).
Tobin se permet de placer quelques blagues (même quelques unes sur les chats, ce qui rappelle forcément I Was a The Cat) dont certaines tiennent du running-gag et d’autres tiennent
du concept complètement idiot mais qui fonctionne à la perfection. On est dans le domaine du pur délire et Tobin s’en donne à coeur joie.

Il fallait un dessinateur à la hauteur, au style humoristique et qui en même temps soit capable de reproduire à la perfection les concepts graphiques des créatures de Pop Cap (le studio concepteur
de l’application). Ron Chan est l’homme de la situation, avec un graphisme très rond et agréable. Les décors sont parfois un peu vides mais dès que les zombies arrivent, le dessinateur montre qu’il en
a sous le crayon et arrive à mettre en scène un sacré paquet de personnages (morts ou vivants) tout en gardant de la lisibilité à ses pages. Les plantes sont toutes mimis ou carrément bad-ass (les Squashers
par exemple ne sont pas là pour rigoler) et le dessinateur réussit à leur donner tout le dynamisme qu’elles nécessitent. La lecture du bouquin est facilité par un découpage très classique qui s’autorise parfois
quelques fantaisies (comprendre, les cases sont parfois un peu penchées).

Au final, ce Plants vs Zombies est une très bonne surprise qui donne envie de lire la suite.