Onirique Comics 7.1

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Vampirella Vol. 2 #7-11

dimanche 22 novembre 2015, par Mathieu Doublet

(Dynamite / Nancy A. Collins / Patrick Berkenkotter)


La ville Sao Paulo, au Brésil, est l’une des plus peuplées. Autant dire, l’endroit parfait pour déclencher une épidémie. Le genre de choses qui se transmettent par une simple morsure et qui donnerait aux malades une envie irrésistible de tuer son prochain. Cela attire bien entendu l’attention de la Kabbale. La Kabbale ? Une association de monstres cherchant à prévenir tous les plans de fin du monde. En effet, pour toute cette association de vampires, loup-garous, sorcières et autres créatures hideuses, la fin du monde n’est pas vraiment souhaitée. Car qui dit "fin du monde" dit aussi fin des humains et donc un garde-manger tout vide pour les monstres. Ainsi cette soudaine infection que le gouvernement brésilien réussit à maîtriser par la force (et la mort de tous les infectés) n’est pas vu d’un très bon oeil. Et comme Vampirella est la nouvelle reine des Nosferatus et que son prédécesseur était un membre fondateur de la société secrète, notre héroïne est rapidement contactée par une certaine Mme Evily, sorcière de son état, et par Tristan Caillet, un loup-garou français. Les trois vont chercher qui sont les instigateurs de l’épidémie.

Deuxième arc écrit par la romancière Nancy A. Collins et il permet d’introduire un nouveau groupe auquel Vampirella va s’associer, parfois avec réticence. C’est plutôt bien joué de la part de Collins puisqu’elle met Vampirella dans une situation délicate où elle ne peut plus découper le monde en noir & blanc avec des monstres forcément à éliminer (même si ces monstres ne disent pas non plus qu’ils ne tuent pas d’humains à l’occasion - ce serait une intéressante piste d’intrigue d’ailleurs). La société secrète est forcément très limitée pour l’instant avec finalement 2 membres révélés et un agent extérieur intrigant et j’espère que plus la série avancera, plus la Kabbale gagnera une taille raisonnable.
Le reste de l’intrigue est classique, il y a trois ennemis qui conspirent et les héros vont les affronter au fur et à mesure. On touche là aux personnages mythiques (ce qui était déjà le cas du premier arc) ainsi qu’au passé de Vampirella. Celui-ci arrive un peu comme un cheveu sur la soupe avec une espèce de Deus Ex Machina très étrange. La révélation complète de ce que Vampirella a appris est elle aussi trop franche du collier pour être agréable. Et au final, on est vraiment très proche du postulat de base du volume précédent. Pourquoi alors rebooter une franchise ? J’espère que quand Vampirella se retrouvera confrontée à sa mère, elle se souviendra de son incarnation d’une réalité parallèle ...
A noter aussi que la série commence déjà les croisements avec la série spin-off Feary Tales, anthologie de récits impliquant différents scénaristes y compris Collins. On tombe sur un cartouche nous conseillant d’en lire un numéro. Sur le coup, ça n’est pas vraiment dérangeant parce qu’on peut tout à fait admettre sans souci ce que propose le scénario mais si cela devient une habitude, la série va devenir compliquée à suivre.

Patrick Berkenkotter continue à dessiner la série et finalement, à bien regarder ses planches en noir & blanc, le travail du dessinateur est tout à fait honorable. Pourquoi donc est-ce que le résultat ne reste pas aussi agréable à regarder une fois le passage de l’encreur et du coloriste. Bien entendu, la régularité est toujours aussi difficile sur ce type de dessin mais certaines cases sont véritablement réussies.

Au final, Vampirella continue à se développer ce qui peut être pénible pour les lecteurs habituels de la série. Il y a un petit plus qui fait que la lecture se détache d’un trop grand classicisme mais ça n’est clairement pas un titre révolutionnaire.

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