Onirique Comics 7.1

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Bandette #6-9

mercredi 18 novembre 2015, par Mathieu Doublet

(Monkeybrain Comics / Paul Tobin / Colleen Coover)

Lu en numérique.


La jeune Maxime Pouffe est vraiment prête à tout pour assouvir sa gourmandise. Même à échanger un vase grec très très très ancien contre quelques pâtisseries. Mais son sérieux revient très naturellement quand elle entend à travers le téléphone le pas distinctif d’un homme extrêmement dangereux. Il Trecidi, le numéro 13, dont la spécialité est d’étrangler ses victimes. C’est lui qu’Absinthe a embauché pour éliminer la voleuse qui lui cause du tracas. Heureusement que Bandette a l’oreille fine et qu’elle peut aider ses amis en cas de besoin. Et pendant ce temps, le grand concours du meilleur voleur a toujours lieu entre Bandette et Monsieur, qui se trouve quelque peu décontenancé par la présence d’une jeune femme à l’identité vénéneuse. Je sais, ça ne veut rien dire, c’est juste pour le mystère ...

Ce deuxième arc est le complément parfait au premier puisqu’il permet d’apporter une fin nettement plus satisfaisante à l’ensemble avec tout ce qui tourne autour d’Absinthe. Bien entendu, on peut compter sur Paul Tobin pour faire rejaillir ce premier ennemi, d’autant plus qu’éliminer un membre ne va pas forcément signifier la destruction de l’entité FINIS. Tobin nous propose un deuxième arc encore plus fou que le premier mais avec le risque d’en faire trop. Et c’est un peu ce qui se passe avec un jeu de chat et souris absolument délirant qui affuble Bandette d’un sidekick surprenant ou qui présente le grand vilain étrangleur comme le monstre du film d’horreur qui se trouve partout, à tout moment et qui semble indestructible jusqu’à ce qu’il rencontre le ridicule. Mais cela tient car Bandette garde son charme intact jusqu’au bout. Elle réclame "des petits gâteux" à la pâtissière, on s’en moque. Elle dessine dans son passeport, pas grave. Le sénateur de la Loire se prélasse dans sa piscine entouré de bimbos, bah, tous les hommes politiques véreux doivent faire de même, peu importe leur nationalité. Elle se téléporte lors de la grande scène de combat avec les méchants, on s’en moque, on est en plein territoire Animaniacs meet Bat-mite. Ni plus, ni moins.
Et les seconds rôles seront aussi bien servis que ce soit les alliés de Bandette ou la force que réussit à mettre en place l’inspecteur B.D. Belgique avec des agents secrets des plus directs. Impossible de rester de marbre face à ces histoires invraisemblables mais réjouissantes.

Pas grand chose à dire de plus sur le travail de Colleen Coover par rapport au début de la série. Elle maintient le niveau de détails et les expressions des personnages sont toujours aussi réussies. Toujours aucune extravagance dans la mise en page, on est en terrain connu et confortable.

Jusqu’à la dernier case remplie de rire, comme un dernier pied de nez aux séries rocambolesques dont les Américains ont le secret, on peut dire que Bandette peut se targuer de garder une bonne humeur intacte et communicative. Le côté charmant permet de faire passer coquilles et fantasmes américains sur notre beau pays. En ce qui concerne la VF, il serait fort intéressant que l’éditeur qui aura la bonne idée de publier cette série puisse publier d’un seul coup les 9 numéros. Cela tient probablement de l’irréalisable vu le coût de la procédure mais en tout état de cause, si un premier volume sort, il faudra que ce second sorte aussi.

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