Onirique Comics 7.1

Accueil > Premiers essais > The Beauty #1

The Beauty #1

dimanche 8 novembre 2015, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Jeremy Haun & Jason A. Hurley / Jeremy Haun)

The Beauty est le nom donné à la nouvelle malade sexuellement transmissible qui ravage la Terre. Un nom plutôt joli qui reflète bien
tout le souci de cette maladie. En effet, elle rend plus jeune, amaigrit, gomme les imperfections de peau, bref, elle rend les gens
beaucoup plus beaux. Alors bien entendu, certains cherchent à choper cette maladie, même si elle reste bel et bien quelque chose de fatal.
D’ailleurs, une victime vient d’apparaître dans le métro : elle a commencé à saigner du nez, quelque chose de noir en est sorti et pop, sa tête
est tout simplement partie en flammes, ce qui va amener les inspecteurs Foster et Vaughn à enquêter. Les spécialistes des crimes relié au Beauty
ne vont pas vraiment avoir l’occasion de faire quoi que ce soit puisque des forces fédérales en tenue de décontamination vont prendre l’affaire en
main, ce qui va considérablement ennuyer les policiers.

The Beauty a eu l’honneur de gagner le prix du "Pilot Season" en 2011, un concours régulièrement organisé par l’éditeur Top Cow où les lecteurs vont voter pour
leur série préférée après avoir lu quelques numéros un. Quelques années passent et Jeremy Haun (l’adaptation de Chuck, Arkham Reborn ou encore l’anthologie
Bad Karma) et Jason A. Hurley (Toxic Avenger & Other Tromatic Tales) se décident à reprendre leur concept. Et de lancer à fond les ballons leur intrigue,
les deux premières pages sont générales mais disposent de cartouches indiquant comment le virus a changé les mentalités des humains. Puis paf, l’intrigue policière démarre.
Ca reste assez classique au niveau du traitement mais le final de ce numéro 1, qui peut sembler comique mais qui va très probablement provoquer bien des drames, a véritablement
relancé mon intérêt et surtout mon envie de lire la suite. Ce qui me semble primordial pour un numéro 1 d’une série qui se veut aussi lisible mensuellement.

Haun se charge du dessin aussi et le résultat est vraiment très sympa avec un graphisme ultra-réaliste qui fait toutefois l’économie d’une surenchère de traits. On n’est clairement
pas dans la catégorie cartoon et Haun réussit pourtant à garder pas mal de régularité sur les visages de ses personnages. Je suis un peu plus dubitatif sur la colorisation de John Rauch,
qui me semble trop clinquante, trop plastique mais cela reste encore raccord avec le principe du bouquin et surtout les excès qui peuvent être provoqués par la MST. Les décors sont rares mais
ça ne m’a pas gêné lors de la lecture du numéro mais qui reste présent si jamais on s’arrête sur les planches afin d’admirer les dessins.

Contrairement à Plutonia, lu dans la même foulée, ce premier numéro donne envie de rester sur la série et d’en apprendre plus en espérant que le duo de scénariste a suffisamment
d’idées qui découleront de leur pitch très sympathique.