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Forever Evil

lundi 12 octobre 2015, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns / David Finch)

Lu en numérique. Le recueil contient les sept parties de la mini-série.


Lex Luthor est un vilain, un vrai méchant même s’il se cache derrière des buts plus ou moins philanthropes. Comment expliquer autrement qu’il menace le père Kord pour lui chiper son entreprise ? Mais pour une fois, Luthor rencontre encore plus méchant que lui. Et après avoir survécu de façon très commode à un accident d’hélicoptère (dont il sera bien entendu le seul survivant), il doit se rendre compte de deux choses. La première, c’est qu’une copie presque conforme de la Justice League appelée le Syndicat du Crime est arrivée sur Terre. La seconde, c’est que la bande à Superman, Batman et Wonder Woman n’est pas en train de sauver le monde. Morts, disparus, sans pouvoir ? Toujours est-il qu’il reste très de peu super-héros en activité et que le Syndicat du Crime mène la danse en proposant à la plupart des super-vilains de les rejoindre. Et, dans une moindre proportion, on peut dire que tous les vilains sont bel et bien associés dans une entreprise qui ne peut que connaître que le succès. A moins que Luthor ait un plan et les vilains une faiblesse.

Comme d’habitude avec les recueils de chez DC Comics, on peut leur faire confiance, niveau éditorial c’est le zéro absolu. Il n’y a rien de rien, charge à vous d’essayer de comprendre qui se trouve où et pourquoi. En ce qui concerne Forever Evil, les choses ne sont pas si compliquées à comprendre et on peut prendre l’histoire en route sans trop de soucis. En allant jeter un oeil sur la page Wikipedia de ce premier crossover, on apprend donc qu’il découle des pages de Trinity War. On y apprend que le chef de la Secret Society est en fait Alfred Pennyworth de Terre-3 (la Terre inversée où super-vilains et super-héros ont échangé leurs rôles). Alfred utilise la boîte de Pandore pour faire passer Ultraman, Superwoman, Owlman, Johnny Quick, Power Ring, et Deathstorm sur Terre-0. Sea King ne survit pas au voyage et Superwoman est accompagnée d’un otage masqué. La taupe au sein de la Justice League est Atom qui est en réalité Atomica de Terre-3. Et Cyborg se fait démanteler par un virus intelligent appelé Grid. La Justice League est battue est enfermée au sein de Firestorm.
Au final, j’avoue que je me suis bien "amusé", enfin façon de parler, à lire ce Forever Evil. Le personnage de Luthor, central et en quête d’une rédemption assez confuse, mène bien la danse et a une relation intéressante avec son monstre, le clone B-Zero. Captain Cold et son équipe de Rogues est elle aussi sympathique et résonne de façon assez juste avec ce qu’on peut voir dans la série télévisée Flash. Le fait de ne pas voir les super-héros habituels (sauf Batman) est aussi agréable et permet de changer momentanément la donne. Pour le reste, c’est du Johns pur jus avec ses bons moments héroïques et spectaculaires et des scènes de violence gratuite et de sadisme (bon, pour une fois, les personnages s’y prêtent). Le retournement final et la manière de le résoudre laisse entendre pas mal de lois qui pourraient, pour un auteur un peu malin, être assez intéressant à exploiter.

Qui dit premier vrai crossover dans l’époque The New2 52 dit qu’il faut un artiste populaire pour réaliser les numéros. Et c’est David Finch qui est choisi, accompagné comme toujours de Richard Friend, son encreur attitré. Bon, ben, de mon côté, j’ai trouvé que Finch a quand même bien loupé son boulot. Il faut aussi dire que les premières pages sont assez loupées, Lex Luthor ressemblant à une poupée de cire avec des grands yeux assez peu représentatifs du style du dessinateur. Tout n’est pas mauvais, bien sûr et Finch signe tout de même de belles planches avec le niveau qu’on lui connaît. Mais on sent que le rythme de parution est difficile à tenir et que certains passages ont été réalisés plus rapidement que d’autre.

Alors oui, Forever Evil est accompagné de trois mini-séries annexes (A.R.G.U.S., Arkham War et Rogues’ Rebellion) ainsi que des épisodes dédiés dans les séries Justice League, Justice League of America et Suicide Squad. Et tous ces épisodes apportent probablement leur lot de précisions, d’explications ou de prolongements avant que les personnages concernés ne regagnent leurs séries habituelles. Vous sentirez peut-être un sentiment de trop peu ou de trop rapide à la lecture de la mini-série principale. J’ai trouvé le tout plutôt plaisant et si jamais je tombe sur les autres minis en promotion, je les lirais avec plaisir.

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