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Constantine The Hellblazer #1

mercredi 12 août 2015, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Ming Doyle & James Tynnion IV / Riley Rossmo)


John Constantine est toujours en vadrouille, accompagné de ses fantômes de compagnie. En réalité, les fantômes sont le plus souvent là quand quelque chose va mal. Et paf, bien sûr, quelque chose va mal. Mais avant de savoir quel problème l’attend, Constantine reçoit la visite de Blythe, une espèce de drag-queen venu tout droit de l’Enfer. Il/elle a un problème : plein de petites créatures ont envahi son domaine et si il/elle ne veut pas retourner là où il faut vraiment très très chaud, Blythe doit faire appel à quelqu’un d’autres pour faire retourner les bestioles de là où elles viennent. Mais il se pourrait bien que ce soit un piège.

Je ne sais pas ce qui se passe avec mes comics mais sur tous les comics DC, je loupe une page sur deux. Il faut que j’ouvre à nouveau le comic-book pour réaliser qu’en fait, j’ai sauté une page. Le coup de l’ellipse, ça marche bien mais parfois les pages apportent tout de même leur lot d’informations qui font passer le comic-book de passable à franchement bon. Et c’est le cas pour ce Constantine qui est donc la seconde incarnation du héros dans le cadre du New52. Ming Doyle et James Tynnion IV nous proposent une classique histoire d’introduction du personnage pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le magicien qui fricote avec toutes les créatures possibles. Pour l’instant, ce que l’on sait, en dehors de ses compétences mystiques, c’est qu’il est homo ou bisexuel. Est-ce que ça a une importance dans le scénario ? Bonne question.
Pour le reste, cette petite aventure en un numéro est agréable à lire et montre surtout que Constantine est plus roublard que les pires créatures de l’Enfer, Blythe se faisant tout de même avoir assez facilement. Je me doute que le gros de l’arc n’est pas encore mis en route et que ce qui va véritablement constituer l’histoire démarrer à la dernière page de ce premier numéro. Peut-être que les scénaristes réussiront à mêler l’intrigue principale avec d’autres qui peuvent tenir dans un numéro ? Ce serait un bon moyen de me garder à bord.

Mais si j’ai décidé de suivre ce titre, c’est bel et bien à cause de la présence du dessinateur Riley Rossmo, dessinateur que je suis depuis l’excellent et sous-estimé Cowboy Ninja Viking. Avec Constantine, c’est l’occasion de découvrir des planches en couleur comme dans Drumhellar ce qui change grandement la donne (non, je ne considère pas que Green Wake soit en couleur). Le dessinateur semble s’éclater à concevoir les créatures infernales et s’en sort formidablement en mêlant quelques tentacules au cocktail. Mention spéciale au bordel dans lequel Blythe emmène Constantine tout en miniatures. Rossmo reste clair dans sa narration et malgré l’ambiance mystérieuse du titre, tout est parfaitement lisible. Et gore, un peu en début de numéro.

Finalement, j’ai bien fait de reprendre le bouquin et de découvrir la page qui donnait tout le sens au scénario. Je vais donc continuer Constantine The Hellblazer, au moins tant que Riley Rossmo sera à bord.

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