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Starfire #1-2

jeudi 27 août 2015, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Jimmy Palmiotti & Amanda Conner / Emanuela Lupacchino)


Starfire raconte au shériff Gomez comment elle est arrivée sur Terre et ce qu’elle cherche à y faire : son monde a été conquis par des adversaires belliqueux, sa soeur est
restée sur Tamaran, elle a subi des tortures qui ont déclenché ses pouvoirs, elle a mené une rébellion et elle s’est finalement retrouvée sur Terre. La planète bleue est désormais
où Starfire souhaite rester. Pour cela, il lui faut s’intégrer et vivre comme le reste des humains mais pour quelqu’un qui n’a pas trop l’habitude des coutumes humaines, ça ne va
pas être facile du premier coup.

Je vais la faire rapide :
- Si le couple Palmiotti / Conner fait du bon boulot avec Harley Quinn, ces deux premiers épisodes de Starfire m’ont paru un poil en dessous ce qu’ils ont eu l’occasion d’écrire. Le gros
souci de scénario est un souci de continuité ou tout du moins de logique. Soit on considère que Starfire a bel et bien fait ses débuts dans la bande du Red Hood et du coup, son innocence est
un peu forcée : soit elle est fraîchement débarquée sur Terre et la scène où elle réanime un homme en détresse en lui faisant un classique bouche à bouche est trop décalé par rapport à ce qu’elle
donne comme raison au shériff (elle aurait aussi bien dire que cette méthode de réanimation est universelle ou au moins commune à certaines races).
Pour le reste, c’est bien fichu, les auteurs ne s’éternisent pas sur les origines de l’héroïne (une page recto-verso) et jouent plus sur le quotidien de Koriand’r même si celui-ci est tout d’abord
perturbé par une tornade qui fait plus de ravage que prévu. Pour le coup, dans un contexte réaliste difficile, on est dans le cadre d’une histoire de super-héros positive et pleine d’aventure. Quant aux personnages
secondaires, ils sont bien campés même si celui du garde-côté suicidaire (qui deviendra sans nul doute, le prétendant de Starfire) est assez crispant.

- Emanuela Lupacchino est aux dessins et j’adore son boulot depuis que j’ai lu ses planches sur quelques numéros de X-Factor. Son boulot chez Valiant sur Archer & Armstrong était tout aussi convaincant et
c’est donc un plaisir de voir l’italienne en compagnie de deux scénaristes que j’aime beaucoup. Au final, bien sûr, je ne suis pas déçu mais je trouve que l’encreur ne donne pas assez d’importance aux traits
de la dessinatrice et se repose un peu trop sur le travail du coloriste. Dommage que Ortego, l’encreur attitré de Lupacchino jusque-là, ne soit pas de la partie.

J’aimerais dire que j’adore Starfire, que c’est le titre qui me convient aussi bien scénaristiquement qu’artistiquement, mais le titre ne m’a pas donné autant de plaisir que ça. Ceci étant dit, c’est un
démarrage et je ne désespère pas que le titre va gagner en qualité au fur et à mesure.