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Howard the Duck #1-5 - mise à jour

jeudi 29 octobre 2015, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Chip Zdarsky / Joe Quinones)

C’est un canard, il parle, il n’a rien demandé à personne, il s’est retrouvé sur Terre suite à un Nexus de toutes les réalités et avouons qu’il est
particulièrement de mauvaise composition. De quoi finir en taule aux côtés d’autres prisonniers occasionnels ou réguliers. Pour l’inspecteur en charge
cette nuit-là, il faut se débarrasser du canard ce qui va donner l’occasion à Howard de rencontrer une jeune tatoueuse du nom de Tara. La rencontre se passe
plutôt bien et la jeune femme offre même son premier tatouage au palmipède quand il le désirera.
Pour l’instant, Howard rentre vers son bureau et en profite pour hurler sur Jennifer Walters qui ne l’a pas fait sortir assez vite de prison. Cependant, Howard
possède son bureau de détective privé juste à côté du bureau de la juriste. De quoi créer de bonnes relations de travail, enfin, si Hellcat n’était pas déjà le
détective attitré de l’avocate. Et ouf, Howard va enfin avoir un client qui ne lui demande pas de photographier une épouse adultère ou bien de déjouer une fraude
à l’assurance. Non, cette fois-ci, le canard va devoir retrouver un pendentif volé. Volé et pas par n’importe qui puisque c’est Felicia Hardy, aussi connue sous le
nom de la chatte noire, qui a fait le coup. Il faut donc rapidement voler la voleuse ...

Chip Zdarsky, plus connu pour être le dessinateur de Sex Criminals, s’essaie donc au scénario après quelques essais en total indépendance il y a une dizaine d’années.
Et pour démarrer, quel personnage plus barré qu’Howard pouvait convenir ? D’autant que le personnage avait eu son petit moment de gloire en scène post-générique des Gardiens
de la galaxie. Zdarsky le rapproche de She-Hulk, les deux étant des personnages plutôt utilisés dans des séries légères, ce qui est une très bonne idée d’autant qu’ils ne peuvent
pas se supporter. Et c’est bien les ennuis qui sont drôles chez Howard, surtout quand ils prennent des proportions qui dépassent un canard. Et là, le détective va être bien servi.
Zdarsky se moque carrément de ses personnages, les ridiculisant parfois, les mettant dans une situation inhabituelle toujours ce qui donnera un joli moment avec Spider-Man et ce qui
donnera le ton humoristique de la série.

Aux pinceaux, on retrouve Joe Quinones que j’avais découvert avec d’excellentes pages de Green Lantern dans le Wednesday Comics. Et là, c’est aussi du pur plaisir. La couverture est
déjà très prometteuse et le contenu du comics est à l’avenant. Howard est à la fois très bien traité dans toute sa stature et bénéficie de mimiques très bien réalisées. Sa copine Tara Tam est
vraiment mignonne ce qui sera le cas de beaucoup d’héroïnes présentes (même si sa She-Hulk est aussi proche de celle de Pulido). La mise en scène est efficace et sert complètement la comédie.
Alors oui, les cases peuvent paraître un peu vide une fois qu’on se concentre dessus et le travail de Rico Renzi aux couleurs n’y changera pas grand chose.

La dernière fois qu’on a pu lire les aventures d’Howard, c’était en 2007 (si, si, vous pouvez vérifier ici). Alors quand un titre est de qualité et fonctionne très bien, autant ne pas bouder
son plaisir. Espérons qu’Howard connaisse le même succès qu’Harley Quinn. Le #1 est bien parti, espérons que les ventes du second numéro ne soient pas trop catastrophiques.


Mise à jour suite à la lecture du premier arc de cinq numéros : Mission remplie pour Chip Zdarsky et Joe Quinones avec un arc absolument barré où on rencontrera une sacrée palanquée de personnages entre des Gardiens de la Galaxie qui font des références aux années 80 et un Spider-Man en version geignarde assez drôle mais peut-être au goût des fans. Y a même Tante May qui fait un braquage à l’arme à feu. Si si. Normalement, là, si vous n’avez toujours pas envie de lire ce récit, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Peut-être le fait que Zdarsky s’amuse comme un petit fou avec les cartouches censées être la place de l’éditeur du titre et qui dévient très rapidement vers du grand n’importe quoi ? Ou que les dessins de Quinones ne cessent de donner le change aussi bien dans l’humour que dans la rondeur du trait qui est un véritable plaisir pour les yeux. Ah, y a de l’émotion aussi et le pire, c’est qu’avec tout ce qui a été énorme juste avant, ça passe. Et ça passe bien. Bref, je conseille très fortement cette série qui reprend au numéro 1 après le passage de Secret Wars.