Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > DC Comics > Harley Quinn (New52) #8-13

Harley Quinn (New52) #8-13

vendredi 1er mai 2015, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Amanda Conner & Jimmy Palmiotti / Chad Hardin & John Timms)


Braquer un magasin de seconde main en demandant toute la caisse ainsi que l’argent des clients et avoir Harley Quinn justement en train de refourguer de la marchandise volée, c’est ce qui s’appelle ne pas avoir de bol. Mais pour la clownette, c’est surtout l’occasion de se faire plaisir et de faire quelques affaires avec le tenancier du magasin. Ceci étant, le plaisir, Harley va aussi le trouver dans le sport. Enfin, sport, je me comprends. Car Harley Quinn se lance dans une carrière dans le roller derby. Le principe ? A bord d’une paire de patins à roulette, il faut réussir à dépasser les adversaires sans se faire projeter au sol ni se faire sortir du terrain. Et comme c’est un sport de contact, autant dire que ces dames ne se font pas de cadeaux. Mais Harley étant Harley, elle va forcément dépasser les limites du jeu et mettre ses coéquipières dans l’embarras.

Deuxième grosse fournée de numéros en ce qui me concerne, et deux aventures d’Harley composent ces 6 six numéros. Il y aura tout d’abord l’épopée roller derby où notre héroïne aura fort à faire et glissera lentement mais sûrement vers un modèle à la Fight Club et une aventure où Power Girl tombe du ciel et perd la mémoire. De quoi combler l’absence de Poison Ivy et former un nouveau partenariat. Seulement, il faut faire croire à PG qu’on est réellement de la trempe des super-héros ... Amanda Conner et Jimmy Palmiotti jouent donc la carte de l’appât à fans puisque c’est leur version de Power Girl qu’ils remettent en scène et ce, avec le costume pré-New52, celui avec la fenêtre qui laisse apparaître une grande partie de la poitrine imposante de la kryptonienne. S’ils le font, c’est qu’il y aura matière à rigoler et faire des blagues à ce propos.
Des deux aventures, c’est certainement celle que j’ai préférée puisque les scénaristes tapent dans la grosse parodie avec des extra-terrestres complètement barrés jusqu’à arriver à une version pervertie de Thanos qui ne fera pas de vieux os. Celle sur le Derby est à mon avis moins bien pensée. Car si Harley utilise les grands moyens et en arrive même à tuer ses adversaires, cela ne choque pas particulièrement ses collègues qui sont finalement des psychopathes aussi dérangées que l’ancienne psychiatre. Et puis, il y a aussi pas mal de gags à base de caca dont je ne suis pas particulièrement friand. Si l’apparition du caca est logique d’un point de vue scénaristique, autant que ce n’était pas une partie de l’histoire dont je m’occupais particulièrement et qu’elle renvoie à ce que la comédie américaine peut faire de largement pire même si les bureaux de DC Comics sont visés afin de montrer de façon pas très subtile que "oui, on a de l’humour, on peut se prendre en auto-dérision, regardez, on casse encore le quatrième mur".

Aux dessins, on retrouve Chad Hardin qui continue à faire du bon boulot comme d’habitude mais comme son agenda est légèrement bouleversé par les numéros spéciaux qui paraissent, il laisse parfois les pinceaux à un certain John Timms que vous avez peut-être pu croiser sur des numéros récents de Nova ou au mariage de Deadpool - en compagnie de Palmiotti d’ailleurs). Ce nouvel artiste a un trait bien plus fin que celui d’Hardin, avec quelques légères inspirations nippones mais aussi d’un héritage tout droit venu des dessins d’Amanda Conner. De quoi satisfaire la rétine, Timms réussissant haut la main à s’accorder aux scénarios déjantés et humoristiques.

Au final, cette nouvelle fournée d’Harley Quinn est fort agréable mais ratisse un peu trop large dans les champs de l’humour en ce qui me concerne. Je vais certainement me lire autre chose avant les numéros spéciaux mettant en scène l’ex-comparse du Joker, afin d’éviter une très probable indigestion.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0