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Gen13 TPB 1 : Best of a bad lot

samedi 4 août 2007, par Mathieu Doublet

(Wildstorm / Gail Simone / Talent Caldwell et Sunny Lee)

Ce TPB comprend les épisodes #1-6 du quatrième volume de la série régulière.


Caitlin est une jeune fille très intelligente qui a le malheur d’être le souffre-douleur de sa classe (et spécialement en
sport), Roxy est enguilrnadée par sa mère parce qu’elle a été obligés de la chercher au commissariat pour un vol de cigarettes,
Bobby est un jeune homme perturbé à force de passer de maison d’adoption en orphelinat et son image aurpsè des jeunes de son âge
n’est pas au beau fixe, Eddie tente tant bien que mal d’éblouir les filles en faisant des figures de skate impressionnantes et
Sarah a du mal à gérer non seulement le fait qu’elle soit d’origine indienne mais aussi son homosexualité.

Et tous ces jeunes gens vont rentrer chez eux pour voir leurs parents se faire massacrer par des agents armés. Ceux-ci vont d’ailleurs
les kidnapper et les enfermer dans une cellule sombre avant de leur faire passer des tests. Si seulement ils savaient ce qui était arrivé
à une jeune fille qui a involontairement tuer quelqu’un, nos cinq héros seraient bien heureux de leur sort. Mais rien n’est encore joué et
si leurs acheteurs (oui, vous avez bien lu) ne se prononcent pas en leur faveur, ils risquent bien d’y laisser leur peau.

Bon alors, Gen13 n’est pas un titre comme les autres. Notamment parce qu’il a eu une vie pour le moins mouvementée. Elle démarra fort bien sous
l’impulsion de J.Scott Campbell qui en dessina les 25 premiers numéros. Après le départ du dessinateur (pour Danger Girl), le titre connut des
hauts et des bas. Ce que la série gagna, c’est une place dans l’univers partagé de Wildstorm et des liens étroits avec d’autres personnages de
l’univers (comme Backlash ou John Lynch leur mentor par exemple). Le titre a continué comme cela jusqu’aux numéros 60 où ce fut Adam Warren qui
prit le contrôle du titre. Les ambitions éditoriales de Wildstorm avaient visiblement disparu et Warren eut donc les coudées franches. Jusqu’à
tuer ses héros dans une histoire ayant pour centre la Gen-force.
Du coup, quand Wildstorm eut envie de relancer une série avec des jeunes héros, ils furent bien embêtés. Ils embauchèrent un Chris Claremont en
panne de boulot et lui confièrent le relaunch de Gen13 avec d’autres héros jusque là inconnus. Tout en gardant le titre, ce qui fut une vraie énigme
pour tous les lecteurs de la première heure. Fiaco sur toute la ligne mais Claremont se débrouille pour ressuciter les anciens membres de Gen13.
Lynch, de son côté, est abandonné en cours de route du second volume (le premier correspondant à la mini-série originelle), réapparaît mystérieusement
dans Point Blank, pour disparaître à nouveau aussitôt (et revenir un peu plus tard dans Sleeper).

Bref, c’est un peu beaucoup le souk dans l’univers des Gen13. Wildstorm approche de l’année 2006 ; DC, sa maison-mère, lance son grand cataclysme Infinite
Crisis et se permet de lancer l’allusion que l’univers Wildstorm est l’un des univers parallèles de DC. Alors Wildstorm tente aussi le coup (notamment grâce
à la mini-série Caption Atom Armageddon). Le plan est alors de baliser le travail d’un Grant Morrison censer remettre les pendules à l"heure. Sauf que le monsieur
est débordé mais que les relaunches des séries phares sont déjà annoncées. Donc Gen13, voilà, j’y arrive.

C’est Gail Simone qui est chargée de deux séries Wildstorm. La première est un creator-owned Welcome to tranquility et la seconde est Gen13. Là où le bât blesse,
c’esr que la scénariste se sépare complètement de ce qui a été fait auparavant. Ou presque. Les enfants que nous apprenons à connaître dans ce livre ressemblent
aux anciens membres de Gen13, portent les mêmes prénoms, se voient affublés de faux parents adoptifs mais ne sont que des expériences génétiques, des bébés éprouvettes
de luxe. Ils ne se connaissent donc plus et leur relation avec un certain John LYnch en est grandement troublée. Du coup, on ne sait absolument plus sur quel pied dancer.
De quoi faire patienter les fans de la première heure, leur faire acheter les numéros en espérant qu’à un moment ou un autre, les deux morceaux de ficelles se rejoignent et
que tout redevienne clair sur ce que l’on doit encore savoir et ce qu’il faut oublier.

Ajoutons à cela que l’événement cataclysmique qui doit changer les choses à tout jamais dans l’univers Wildstorm est toujours prévu et on peut supposer encore un relaunch si
jamais la version des Gen13 de Simone ne convient pas.

Gen13 a toujours été un titre reposant grandement sur les prouesses de son dessinateur. Campbell, Frank et même Warren furent les moteurs de la locomotive et pour ce quatrième
volume, c’est Talent Caldwell (qui a déjà réliasé Wildcats : Nemesis pour Wildstorm) qui s’y colle. Son style est très sympathique, entre Turner (normal, vu qu’il était son assistant)
mais aussi typiquement Gen13 et donc dérivant de ce que Campbell a fait. Les planches sont tout ce qu’il y a de plus dynamiques lors des combats et les moments sexys du cahier des charges
(opportunistes et bassement vendeurs, diront les plus chagrins) sont aussi présents. On sentira tout de même passer le fill-in assurer par Sunny Lee. Et on retrouvera avec plaisir Caldwell par
la suite.

Ce TPB de Gen13 est donc une nouvelle origine de l’équipe. Les caractères des personnages sont conservés mais le lecteur fidèle sera chagriné de voir toute leur histoire remise à zéro. La lecture numéro
par numéro fut d’ailleurs assez douloureuse, ne voyant pas où voulait en venir la scénariste. En TPB, cet arc valait plus le coup.


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