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Powers #15-20 : Supergroup

samedi 4 avril 2015, par Mathieu Doublet

(Marvel Icon après Image Comics / Brian Michael Bendis / Michael Avon Oeming)


Le fait que le groupe de super-héros FG-3 se sépare n’était plus vraiment une surprise pour personne. Mais Wazz, personnage très imbu de lui-même, décide de donner une interview à Powers That Be après avoir annoncé qu’il choisissait de faire aventure en solo. Forcément, ça risque de casser l’image d’un groupe ramassant des milliards de dollars à l’échelle planétaire et où tout est savamment orchestré depuis le film qui retrace leurs origines. Quand Boogie Girl voit cela, elle est un peu désabusée et cherche du réconfort auprès de son autre partenaire. Autre partenaire qui ne peut pas faire grand chose puisqu’il est assis sur les toilettes, le corps complètement implosé. De quoi faire un choc, d’autant que tous les soupçons se tournent vers l’héroïne ... Mais les inspecteurs Walker et Pilgrim vont se trouver rapidement hors course puisque tout ce qui concerne FG-3 possède un statut fédéral ce qui signifie que les flics n’ont absolument rien à dire et doivent laisser le FBI s’occuper de cette tragédie. Ca n’a pas de quoi ravir les membres de la police qui vont tout de même chercher à connaître le fin mot de l’histoire.

Vous trouviez que les super-héros tombaient comme des mouches pendant les quatorze premiers numéros de Powers ? Attendez-vous à une constance de ce point de vue, d’autres chuteront avant la fin de l’arc. Et autant dire que Brian Michael Bendis le fait bien, et même pour moi, qui suis de moins en moins friand de ces ambiances noires et dépressives, j’ai été pris par le récit. C’est certainement grâce au personnage de Christian Walker qui réussit à être le lien entre l’humain et le surhumain qui va en avoir gros sur la patate en voyant ses connaissances disparaître une par une et souvent dans des moments assez choquants. C’est en tablant sur ce personnage et le petit monde qui l’entoure que Bendis vise juste. Du coup, je n’ai pas vu venir (même si je n’ai pas trop cherché) le twist, trop occupé à apprécier les allusions meta-comics de l’arc (coucou à de nombreux artistes indés comme Greg Rucka qui est cité comme Docteur par un journaliste). Du coup, oui, on pense aux Fantastic Four mais aussi aux X-Men, on joue à repérer les parallèles et pendant ce temps, l’horrible vérité est annoncée en numéro 19 avant que le vingtième vienne sérieusement secouer le status quo tout en gardant quelques ficelles pour maintenir l’attention du lecteur.

Aux pinceaux, on retrouve toujours Oeming et j’avoue qu’à la défense de l’artiste, la numérisation effectuée par Comixology sur ces numéros est tout à fait déplorable (mais je crois que c’est le cas grosso modo sur toute la série depuis le numéro 1). Ceci étant, on voit que l’artiste, aussi efficace soit-il, n’est pas régulier et qu’il y a quelques cases où il se cherche à moins qu’il cherche à véhiculer d’autres émotions mais sans pouvoir garder les traits majeurs qui composent ses héros. J’apprécie toujours autant les cadrages, les ruses pour gagner un peu de temps et produire les 19 pages mensuelles (avec suffisamment de texte pour avoir l’impression qu’il y en a 22).

Supergroup est donc un nouvel arc très intéressant de Powers qui ne rend par contre pas franchement joyeux. Le changement de donne final est suffisamment enthousiasmant pour avoir envie de voir comment va évoluer le titre.

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