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Lady Killer #1-2 (of 5)

dimanche 1er mars 2015, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Jamie S. Rich / Joelle Jones)

Elle s’appelle Josie, elle est le modèle de la femme américaine des années 50, capable d’être complètement impeccable en toute circonstance et de s’occuper de
sa famille (un mari débonnaire, deux petites filles blondes et une belle-mère acariâtre). Le truc en plus de Josie, c’est qu’elle est aussi un assassin. A l’aise dans
bien des domaines et visiblement embauchée dans une grande entreprise tout ce qu’il y a de plus logique au niveau du fonctionnement. Un fonctionnement avec lequel Josie
n’est pas très à l’aise. Car sa vie de famille n’est apparemment pas qu’une couverture et le patron de Josie n’hésite pas à la forcer à dévoiler ses activités aux yeux de
ses proches. Comment gérer vie de famille et travail, d’autant quand on a un travail particulier et qu’on est une femme dans les années 50 ?

Après Douze Raisons de l’aimer et You Have Killed Me, Jamie S. Rich et Joëlle Jones recommencent leur collaboration en partant d’affiches publicitaires détournées
par l’artiste. Jones avait dessiné quelques publicités sur son blog mélangeant l’ambiance très cozy des années d’or de l’Amérique
et des slogans qui prennent un tout autre sens dès qu’on comprend quel est l’article promu. Le concept reste très sympa et visuellement très attractif, Jones ayant véritablement
une plume aiguisée capable de rendre ses personnages particulièrement charmants (seule la vieille belle-mère ou les vieux bandits ne sont pas très glamour et cela reste logique et montre
le savoir-faire de l’artiste).

Jamie S. Rich met donc en scène tout un récit autour de ce personnage central en mettant l’accent sur la mise en scène des meurtres. Le reste des numéros
correspond à la vie de famille de Josie et aux choix que Josie va devoir faire. Déjà deux numéros sur cinq avec une part belle à l’action, il y a fort à parier qu’on n’aura pas une mini-série
avec une fin ouverte car la série ne peut pas économiser les scènes d’action très réussies et dynamiques et il faut bien faire avancer l’histoire à un rythme logique sous peine d’ellipses pas
forcément très judicieuses.

Espérons donc que la mini-série gagne pas mal de lecteurs qui devraient déjà être conquis avec l’intérieur des comics (croyez-le ou non, mais l’intérieur est encore plus joli que les couvertures)
et que la franchise connaisse de nombreuses mini-séries.