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Bloodhound : Crowbar Medecine #1-5

jeudi 2 avril 2015, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Dan Jolley / Leonard Kirk)


Un jeune braqueur de banque qui dispose de super-pouvoirs et les choses peuvent mal tourner assez vite, surtout si les flics et le bandit paniquent tous en même temps. C’est là qu’on appelle Saffron Bell du FBI et son partenaire au collier électronique Trevis Clevenger, masse de muscles capable d’arrêter les super-vilains grâce à une formidable endurance mais aussi un cerveau qui fonctionne. Si les deux arrivent à retrouver et arrêter le jeune homme, malgré les gênes provoquées par la police, ils vont avoir fort à faire quand un scientifique présente un boitier qui transforme quiconque en a envie en super-héros. Tout cela au nom du sacro-saint droit que possède chaque Américain à pouvoir se protéger. Un sacré paquet d’ennuis en perspective.

Enfin ! Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Bloodhound en comics. Rien depuis que DC avait publié 10 numéros et décidé d’annuler le titre malgré d’énormes qualités. Puis un mini-récit en trois parties publié dans l’anthologie Dark Horse Presents, la réimpression des numéros toujours chez Dark Horse et paf, une mini-série inédite remettant ce Hulk sans pouvoir en scène. Sur la couverture du numéro 1, l’argument publicitaire vient de Justin Jordan, le scénariste de Luther Strode : "Vous êtes-vous demandé ce que donneraient les X-Files dans lesquelles Mulder serait Conan le Barbare ? Oui ? Alors Bloodhound est le bouquin qu’il vous faut." Je ne sais pas si je peux ajouter autre chose, c’est tout à fait ça.
Dan Jolley excelle toujours dans ce mélange d’action et de développement de personnages même si je trouve qu’il cède trop facilement à la scène dramatique afin de changer son personnage. C’est à mon avis un peu trop tôt pour lancer ce genre de missiles mais c’est aussi ce qui a fait le succès d’un Geoff Johns alors ... Mis à part, c’est du très bon de bout en bout.

Et Leonard Kirk est en parfaite harmonie avec tout cela. Il est capable aussi bien de dessiner la masse brute de Clevenger en train de mettre des coups de poings ou de survivre à une explosion. Certaines planches vont y aller franco dans le sang et la bidoche (quand ça explose, ça fait mal, les passants ne sont pas des Stormtroopers) mais il est aussi à l’aise quand Clevenger expérimente la vie de famille avec toutes les tensions que cela peut aussi comprendre. Les personnages sont vivants, réalistes et très attachants. Alors certes, parfois le dessinateur va vite, ne réussit pas complètement à rendre des cases parfaites (une case avec des voitures sur un parking a retenu mon attention) mais au final, c’est quand même du sacré bon boulot.

Bloodhound est revenu, l’histoire de cette mini-série est complète mais bien entendu, on a envie d’en savoir plus sur la destinée de la masse de muscles. Donc vite, une nouvelle mini-série !

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