Onirique Comics 7.1

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The Mystery Society Vol. 1

mercredi 8 avril 2015, par Mathieu Doublet

(IDW / Steve Niles / Fiona Staples)

Ce recueil contient les cinq parties de la mini-série.

Lu en numérique.


Nick Hammond et Anastasia Collins sont deux petits libraires dont la boutique est plutôt orientée mystère et ésotérisme. Un beau jour, ils se demandent si tout ce qui écrit dans ce qu’ils vendent est vrai et s’ils peuvent démêler le vrai du faux. Les deux époux font donc des plans sur la comète, tout en sachant que c’est seulement s’ils gagnent un jour à la loterie une somme indécente qu’ils auront les moyens de réaliser leur rêve. Et à avoir comment Nick Hammond, renommé Nick Mystery, pénètre dans la zone 51, élimine pacifiquement un certain nombre de soldats, de robots et d’exosquelettes, afin de sauver deux jeunes filles, on peut dire que la société Mystery existe bel et bien et qu’ils sont sur tous les coups, même la disparition du crâne d’Edgar Allan Poe. Mais comme on ne peut pas courir deux lièvres à la fois, surtout avec le gouvernement à ses trousses, il va falloir recruter.

Il est parfois des séries qu’on découvre sur le tard et qui font prendre un pied monstre. The Mystery Society est de celles-là. Tout d’abord parce que Steve Niles lance une nouvelle série avec des personnages über-cool, complètement irréalistes mais dotés de gadgets époustouflants, d’une belle morale et surtout capables de superbes moments de bravoure, madame étant tout aussi capable que monsieur, avec visiblement des conditions physiques qu’on n’associerait habituellement pas à des libraires. Mais en plus, il relie tout cela à ses précédentes créations comme Secret Skull qui était déjà très sympathique. La galerie de personnages improbable ne s’arrête pas là et le scénariste nous tisse une belle histoire en cinq numéros, complète mais dont le format permet tout à fait de créer des suites.

C’est Fiona Staples qui est aux crayons et la dame s’est maintenant fait un nom avec le gigantesque best-seller qu’est Saga. L’artiste est aussi douée pour les récits semi-réalistes à base de fantastique qu’elle l’est pour les space operas. Son couple n’est pas sans rappeler Alana et Marko et la tension sexuelle du couple Mystery est bien palpable même si il ne sera jamais représenté. Pour la question du story-telling, rien à dire, c’est du beau boulot.

The Mystery Society est donc la continuation de ce que Steve Niles sait faire de mieux : du récit solides avec des bonnes idées et un rythme gai et rafraîchissant. Vivement conseillé et dommage qu’il n’y ait pas eu de suite car la série en a les moyens, un peu comme pouvait le faire autrefois Midnight, Mass.

P.S. La série est co-créée par Ashley Wood qui est donc crédité sur les couvertures et qui a réalisé les variantes. On peut aussi penser que le personnage robotique et certains gags viennent de sa part.

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