mercredi 1er août 2007, par
(DC / Kieth Giffen & Alan Grant / Kieth Giffen & Simon Bisley)
Les quatre numéros de la mini-série sont repris dans un TPB. (Note : la couverture est celle du premier numéro mensuel et non celle du TPB.)
Lobo a fait un marché avec le chef de la L.E.G.I.O.N., Vril Dox. Celui-ci l’a visiblement battu et donc le dernier Czarnien lui est redevable. Vril Dox lui confie donc comme mission d’aller retrouver un prisonnier et de l’escorter jusqu’aux quartiers généraux de la L.E.G.I.O.N.
Ce que Dox ne dot pas à Lobo, c’est qu’il s’agit d’une autre Czarnienne, que celle-ci s’appelle mademoiselle E. Tribb et qu’elle a été la maîtresse de Lobo en CM1. De quoi rendre furieux celui qui s’est fait posé une paire d’écouteur pour entendre du heavy-metal à longueur de journée.
Et quand il apprend que Tribb est l’auteure de sa biographie non-autorisée, ses pulsions homicidaires se font plus fortes. Mais un marché est un marché et si Lobo doit amener sa prisonnière vivante, alors il tiendra sa promesse. maintenant toutes ces frustrations vont s’accumuler et Lobo
devra trouver des solutions pour étancher sa soif de violence.
Ce qui tombe bien pour lui, c’est que pas mal de gens vont partir à ses trousses ou à celles de mademoiselle Tribb ceui, au final, revient exactement au même.
Kieth Giffen est le papa de Lobo (avec Roger Slifer au sein des pages de la série Omega Men) et c’est lui qui s’occupera des planches de cette mini-série ainsi que de la trame générale de l’histoire. Avec Alan Grant, ils vont donner l’occasion à leur héros de péter les plombs dans les grandes
largeurs en commençant par lui associer une Czarnienne qui a visiblement échappé au massacre que Lobo a organisé sur sa planète. Une vieille bien éduquée et un sauvage en blouson de cuir et ceinture et jambières à clou ne feront bien entendu pas bon ménage. Quand la vieille sautera sur chaque
occasion pour s’enfoncer dans les ennuis, Giffen & Grant permettront aussi à Lobo de faire ce pourquoi il est le meilleur (oui, Lobo est, paraôt-il, une parodie de Wolverine), c’est-à-dire massacrer à peu près tout le monde en faisant le plus de dégâts possible et ceci avec ou sans raison.
Mais il n’y a pas que Lobo comme personnage hors-normes. Vril Dox en tient une sacrée couche (et vivra aussi de grandes frustrations) mais il fait pâle figure face aux fils de Lobo (une bande de fans peu futés) ou aux grand-mères paramilitaires en charge de la tenue des bonnes moeurs.
Les scénaristes placeront aussi en cours de numéros, des bonus, comme les différents bulletins de note du jeune Lobo ou encore un extrait de sa biographie - de quoi en savoir plus et bien cerner le personnage.
Simon Bisley plaque son style sur le découpage que Giffen fournit et on retrouve le trait du dessinateur, fourni, fouilli mais pas encore aussi sale et déconstruit que ce qu’il fait à présent. Lobo est purement excellent et les couvertures des quatre numéros sont peintes comme Bisley sait le faire. Les bastons sont plus ou moins confuses mais il faut dire que Lobo n’a malheureusement pas profité d’une colorisation qui se modernisera quelques années plus tard. Il n’en reste pas moins que les planches sont drôlement efficaces.
The Last Czarnian est donc bien ce à quoi s’attendre. J’attendais peut-être trop de cette mini-série et quelque part, j’ai été un peu déçu. Toute l’équipe créatuve se rattrapera très largement dans le numéro spécial Paramilitary Christmas. Ce TPB demeure pourtant la première aventure solo de Lobo et mérite le déplacement.
Pour acheter ce livre :
En VO : (Il n’y a plus qu’à espérer une réédition mais vu le prix actuel, autant les chercher en numéros mensuels, ils sont trouvables)
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En VF : (Là encore, guettez les brocanteurs et autres bouquinistes)