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DC : The New Frontier

vendredi 19 décembre 2014, par Mathieu Doublet

(DC / Darwyn Cooke)

Le recueil contient les six numéros de la mini-série.


Les Losers, c’est une équipe de soldats prêts à tout pour arriver à la fin de leur mission et comme on cause de gars qui ont vécu la seconde guerre mondiale, autant dire que ce ne sont pas des minauds. Et donc, les voici en 1945 à chercher un scientifique sur une île déserte, sauf que cette île est entourée d’une étrange fumée et qu’elle abrite des créatures telles que d’énormes dinosaures. Il n’y aura que le colonel Flagg à pouvoir s’en sortir, d’autant qu’il ne réussira pas à remplir la mission qu’on lui a confiée. Et c’est au même moment qu’une page se tourne concernant les super-héros. Après la chute des Nazis et le début de la guerre froide, le MacCarthysme ne s’en prend pas qu’aux communistes mais visent aussi les justiciers masqués. Finalement, si certains comme Batman font de la résistance, il ne reste plus que Superman et Wonder Woman a resté sur les fronts et être fidèles aux idéaux américains. Pour les autres, c’est la retraite pure et simple. Et 1945, c’est aussi l’année où le très jeune Han Jordan va rencontrer son idole, Chuck Yeager, une rencontre qui va faire vivre au petit bien des aventures.

Pourquoi The New Frontier est-il si emblématique jusqu’à avoir eu droit à une version Absolute ?
- Ca n’est pas très compliqué : parce que Darwyn Cooke signe là une ode à l’American Way of Life dans tout ce que cela peut avoir de plus honnête. Non tout n’est pas rose, Wonder Woman en fera rapidement le constat ; Jordan est un pacifiste qui gère mal les autres côtés que le pilotage d’engins volants en temps de guerre ; le pouvoir est pourri à la racine ; bref, oui, c’est l’Amérique avec un grand A, celle où tout est possible mais c’est aussi une Amérique imparfaite qui cherche à faire mieux. Sachant que certains points de vue sont encore troublants d’actualité, Cooke ne désire pas se placer comme un chroniqueur politique. Son oeuvre, cependant, possède une identité assez forte et sonnera probablement juste dans le coeur de nombreux américains.

Qu’est-ce qui m’a gêné ?
- La première raison est vraiment idiote puisqu’elle est dans le constant de départ du bouquin : comment la Justice League est-elle née ? Qu’est-ce qui l’a fait démarrer dans un univers où les super-héros sont traités comme des parias ? Donc forcément, puisqu’il y a peu de super-héros, il est logique de voir pas mal d’autres personnages est très présents dans le récit. Du coup, on n’a pas forcément l’impression de lire un récit dans l’univers DC à moins d’être un peu calé sur les héros des pulps qui comblaient l’univers suite à la baisse de popularité des encapés. J’ai donc lu un bouquin qui n’était certainement ce que j’aurais dû lire au moment où je l’ai lu (si, si). Même si on voit rapidement The Flash ou qu’on suit plus particulièrement Jonn Jonnz, les autres héros ne feront d’apparition que derrière leurs identités secrètes, notamment lors du très bon combat de Ted "Wildcat" Grant. J’aurais simplement aimé qu’ils aient plus de poids dans l’histoire. Voire même que les membres de la JSA soient plus actifs dans l’histoire.
- La seconde raison est le côté très pro-Américain dont je parlais ci-dessus. Oui, Cooke est amoureux du pays voisin et de sa grande histoire, on ne peut pas le nier. C’est parfois un peu too much mais c’est aussi pour rendre justice aux récits de genre (damned, ça commence quand même par un combat homme contre dinosaure avec une chute vertigineuse).

Bref, tout est absolument cohérent dans The New Frontier et l’édition Absolute nous gratifie en plus de quelques notes de l’auteur. Cependant, il y a quelque chose qui ne m’a pas convaincu. Cela n’a rien à voir ni avec la qualité graphique du bouquin (même si Cooke n’a pas franchement gagné grand chose à l’agrandissement de l’Absolute) ni avec le récit qui est bien maîtrisé jusqu’à sa conclusion. Je crois que c’était simplement une question de timing et que ce n’était pas le bon bouquin au bon moment.

1 Message

  • DC : The New Frontier 26 décembre 2014 12:52, par Gendar

    "Je crois que c’était simplement une question de timing et que ce n’était pas le bon bouquin au bon moment."

    J’aurai pourtant juré que c’était un livre du type agence tous risques. J’ai personnellement beaucoup aimé, mais faut dire que même sans histoire, les dessins de Cooke m’auraient suffi.

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