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Hawaiian Dick Vol.1 : Byrd of Paradise

samedi 1er novembre 2014, par Mathieu Doublet

(Image Comics / B. Clay Moore / Steven Griffin)

Ce recueil contient les 3 parties de la mini-série plus une montagne de bonus.


Byrd est un détective privé qui s’est "exilé" à Hawaï, histoire d’être un peu tranquille. On l’embauche pour retrouver une bagnole mais le prix qu’on lui propose dépasse largement celui de la bagnole neuve. C’est donc qu’il y a anguille sous roche. Avec l’aide d’un flic, ancien soldat avec qui il a combattu, Byrd va tenter de retrouver cette fichue voiture sachant que le parrain local est impliqué tout autant que certaines forces magiques.

Ce que j’ai aimé :
- l’histoire, classique, courte et efficace. On est au rayon Contes de la crypte avec sa fin si cynique et un univers bien décrit. Les trois personnages principaux sont présentés dans les dix premières pages, sachant qu’on a un prologue nécessaire de 2 pages. Autant dire qu’on est dans l’efficacité et que B. Clay Moore ne se trompe absolument pas connaissant l’espace dont il dispose. Et à y regarder de façon plus globale, le scénariste a réussi à découper son histoire de façon à ne pas perdre de temps mais à ne pas non plus sauter des scènes qui seraient nécessaires dans la narration.
- le dessin. Steven Griffin a déjà une belle pallette de couleurs (il n’y a qu’à voir les aquarelles qui rythment le recueil) et cela donne une jolie ambiance particulièrement quand Hawaï est sous le soleil. Quand vient la nuit (ou bien un véritable orage), l’artiste n’est pas en reste et nous propose de belles cases lisibles. Est-ce que le travail est d’une régularité sans reproche ? Non, bien sûr, il y a des cases qui sont un peu moins bien réussies, qui semblent être réalisées plus rapidement que d’autres, parfois c’est l’encrage qui est différent, ne donnant pas le même résultat. Mais là encore, on peut se référer aux bonus inclus dans le recueil pour voir que Griffin en a sous la plume. Les aquarelles, les études de personnages, les processus de création des couvertures, de quoi en prendre plein les yeux.

Ce qui m’a dérangé :
- Ben rien. A la limite, le seule déception, c’est de savoir qu’Hawaiian Dick n’a connu qu’une autre mini-série (un tout petit peu plus longue puisqu’elle fait 4 numéros si je ne m’abuse). Pour le reste, c’est classique, bien écrit, bien dessiné, un vrai petit plaisir.