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War of the Kings HC

jeudi 23 octobre 2014, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Dan Abnett, Andy Lanning, C.B. Cebulski, Christos N. Gage / Paul Pelletier, Bong Dazo, Harvey Tolibao, Paolo Pantelana, Wellinton Alves, Graham Nolan, Reily Brown, Mahmud A.Asrar, Carlos Magno, Adriana Melo & Ramon Perez)

Ce recueil contient :
- War of Kings #1-6
- War of Kings : Darkhawk #1-2
- War of Kings : Ascension #1-4
- War of Kings : Who Will Rule ?
- War of Kings : Savage World of Skaar
- Marvel Spotlight : War of Kings

Après l’attaque des Skrulls qui ont pris la place de pas mal de monde, dont Black Bolt, il est temps pour certains de reprendre leur vie et pour d’autres, de se venger. C’est un peu ce qu’a décidé de faire le chef des Inhumains en se lançant à la poursuite des derniers Skrulls fuyant notre galaxie. Mais la cité vaisseau des Inhumains ne s’arrête pas là et traverse l’espace Shi’ar dont les habitants sont toujours dirigés par Vulcan, le troisième frère Summers, celui qui a bien pété les plombs. Du coup, les Inhumains rencontrent une résistance qu’ils passent en force grâce à un cri de Black Bolt passant par l’une des armes construites par Maximus. Pour arriver où ? En terrain Kree, ceux qui ont originellement transformé les humains d’il y a 25 000 en Inhumains. C’est Ronan qui est abordé en premier lieu et quand celui-ci voit la cité d’Attilan débarquer de façon assez violente, il se dit qu’il est l’heure de payer les pots cassés. Mais pas du tout, au contraire, c’est d’une proposition d’alliance dont il s’agit, se concluant par un marriage entre Ronan et Crystal. De quoi redonner un peu de baume au coeur au peuple Kree après les massacres d’Annihilus et d’Ultron. Reste que Vulcain n’a pas dit son dernier mot et qu’une telle infraction à l’espace Shi’ar ne peut rester impuni. De quoi refaire une grande guerre interstellaire.

Je continue de rattraper mon retard par rapport aux livres encore non lus sur mon étagère et voilà un nouvel événement cosmique critiqué, un événement qui a déjà 5 ans (autant dire une éternité) en matière de publication.

Ce que j’ai aimé :
- ça se lit facilement, c’est quand même du gros bourrinage mais cette fois-ci à grand renforts de vaisseaux spatiaux. Si Vulcain, Black Bolt et dans une moindre mesure Ronan (qui apparaît beaucoup plus faible que dans Annihilation) apparaissent, on est dans un cadre moins bourrin que Galactus, Thanos et les Eternels.
- la situation de pays dévastés, le côté du peuple vu par les yeux de Crystal et de Gladiator font plaisir.
- la finalité est bien sûr à la fois spectaculaire mais aussi peu vraisemblable (d’autant qu’avec un crossover appelé Inhumanity, on peut se douter que la mort d’un personnage influent n’est que provisoire). Plus surprenant est une toute petite phrase de Medusa, dans une case qui n’a l’air de rien, où elle avoue "Mon mari ne me dit jamais rien". Une phrase qui laisse à l’interprétation du lecteur bien des possibilités.
- les dessins de Paul Pelletier. L’artiste s’améliore de plus en plus, tout en intégrant une composante Alan Davisienne bien reconnaissable.

Ce qui m’a un peu dérangé :
- finalement, ce sont les récits annexes à la mini-série dont l’utilité n’est pas toujours compréhensible. Who Will Rule ? est un épilogue agréable ; Savage World of Skaar nous rappelle l’existence du fils de Hulk dans l’échiquier cosmique ; Warriors donne un peu plus d’épaisseur aux personnages centraux de War of Kings, surtout pour ceux qui ne les connaissent pas bien. Par contre, les deux numéros Darkhawk et les quatre numéros d’Ascension, s’ils sont agréables à lire, ne donnent pas suffisamment d’informations sur les Raptors et l’arrivée d’Adam Magnus par rapport à la place qu’ils prennent. Il faudrait voir par la suite, notamment dans Guardians of the Galaxy ou Nova, comment ces personnages apparaissent.
- la qualité graphique des récits parallèles. J’ai été en particulier assez déçu par la copie rendue par le par ailleurs excellent Ramon Perez sur son récit avec Lilandra. Adriana Melo fait du bon boulot mais passe par la case bimbo à gros seins, ce qui tranche un peu avec l’image qu’à Crystal pendant tout le reste du bouquin. Appréciation coupable de ma part pour les pages de Harvey Tolibao et Wellinton Alves.

Au final, le bouquin me semble un peu gros pour les informations qu’il nous apporte et pour l’histoire qu’il raconte. Certes il n’a pas à rougir face aux autres recueils galactiques mais j’aurais apprécié un petit récapitulatif en début de livre, le numéro de Marvel Spotlight donnant de bons éléments de lecture mais passant à côté des éléments récents à mon humble avis.